CHAPITRE IV
Lazare de Baïf conseiller au Parlement, 1554. — Travaux littéraires : De re navali, 4556; traduction en vers français de Y Electre de Sophocle, 1557; coopération à la seconde édition du Thésaurus linguae latinae de Robert Estienne, et à l'édition de Gicéron par Lambin. — Les professeurs de Jean-Antoine : Vergèce, Charles Estienne. Baïf et Etienne Dolet. — Baïf maître des requêtes, 1558. — 11 se rend à l'assemblée d'Haguenau, mai 1540.11 confie Jean-Antoine à Toussaint et emmène Charles Estienne et Ronsard. — Son rôle diplomatique à Haguenau. Baïf et Calvin. Il se lie avec les érudits allemands : Jean Sturm, Nicolas Gerbel. — Retour en France, novembre 1540.
Le 17 novembre 1530, tandis que Lazare représentait le roi au delà des Alpes, François I er l'avait, par lettres patentes, nommé conseiller clerc auParlement de Paris 1 . Dès son retour, le 27 mars 1533 (« avant Pasques », c'est-à-dire [1554, nouveau style), il prêta serment et fut installé*. Clerc ne voulait pas dire prêtre; les lettres patentes appellent simplement le nouveau magistrat : « Maistre Lazare de Bayf, Docteur es Droits ». Les ordres mineurs, la tonsure par exemple, suffisaient pour devenir conseiller clerc, sans que le titulaire perdît pour cela son rang dans la société civile. On vit des conseillers clercs se marier 3 ; en ce cas, on leur donnait, aussitôt vacante, la première place de conseiller laïque, car un conseiller clerc, n'eût-il reçu que les ordres mineurs, ne devait pas être marié.
1. Archives nationales, X u . Registre 1537, fol. 197 (Registre du Parlement civil. Conseil). Cf. B. N., Mss, Fr., 3941, ff. 126 et 132.