J.-Ant. de Baïf, loc. cit
3 Voir J. Janssen, V Allemagne et la Réforme, traduction française par E. Paris. Paris, 1887-1895, t. UI, p. 473-476.
avec celui-ci et Danès, l'un des premiers et des plus savants professeurs de langue grecque au Collège Royal.
Mon Père entre les mains du bon Tusan me lesse, Qui chez luy nourrissoit une gaïe jeunesse De beaux enfans bien nez : de soit* et de matin Leurs oreilles bâtant du Grec et du Latin. . . * ?
Jean-Antoine nous fait connaître quelques-uns de ces jeunes condisciples : Renaud de Reaune et son frère, les enfants du malheureux Semblançay; — Florimond Robertet, destiné, comme les précédents, à de hautes fonctions*; — et un fils de Vergèce, appelé Nicolas 5 .
Lazarepartitaumois de mai. Le 16 mai, mandement du roi au trésorier de l'épargne de payer 1800 livres tournois à Lazare de Raïf, conseiller et maître des requêtes de l'hôtel, pour quatre-vingt-dix journées (du 16 mai au 14 août 1540) que durera son ambassade en Allemagne, « où nous l'envoyons, dit le roi, pour conférer avec aucuns princes, seigneurs potentatz dudit païs, d'aucunes choses concernant le bien universel de la chrestienté, et autres affaires d'importance pour nostre service, que ne voulons estre cy autrement declairez *....» Cette réserve se conçoit. La mission de Lazare de Raïf comportait un rôle officiel et un rôle secret, celui-ci beaucoup plus important que celui-là. Officiellement, l'envoyé de François I er allait représenter le roi à un convent où Ton se flattait de treuver des moyens d'accommodement et de conciliation entre