‹ Lazare de BaïfChapitre 65 sur 79 · II. — LES ABRÉGÉS DE CHARLES ESTIENNE · texte numérisé non relu

II. — LES ABRÉGÉS DE CHARLES ESTIENNE

Charles Estienne voulut propager les monographies de Lazare de Baïf et les répandre parmi les écoliers. Il en fit des Abrégés. Dans les préfaces de ceux-ci, il se montre soucieux d'éviter le reproche de plagiat et présente son travail comme simplement dérivé de celui de Baïf, dont il cite le nom avec éloge à chaque page, et auquel il renvoie, par un avis final, ceux qui voudraient une doctrine plus étendue. Charles Estienne ne s'adresse qu'aux jeunes lecteurs des collèges, et cela, « ex ipsius authoris voluntate ». Même, c'est Baïf qui a insisté, après la publication des Abrégés De re vestiaria et De vasculis, pour que Charles Estienne donnât l'Abrégé De re navali : « Non solum id quidem pergrato et leni animo tulit, sed etiam... tertium libellum duobus superioribus adjungi volûit ». Ces trois résumés ne furent pas composés suivant la même méthode. Pour la Res vestiaria, Estienne divise son précis en chapitres,

1. J. Gronovius, Thésaurus graecarum Antiquitatum. Leyde, 1697-1702, t. XI, col. 567-628.

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