Ibid., t. IX, col
3. J.-G. Graevius, Thésaurus Antiquitatum romanarum. Utrecht, 1694, t. VI, col. 561-604.
comme Baïf, mais sans observer le même ordre ; tandis que Baïf commente une loi d'Ulpien au Digeste, en suivant pas à pas le texte du jurisconsulte, Estienne adopte une division didactique en dix chapitres : I. De tegumentis capitis. — IL De vestimentis intimis. — III. De tibiarum ac femorum vestimentis..., etc. Pour la res vascularia, il emploie également une division originale, en distinguant les différentes sortes de vases suivant la matière dont ils sont faits et l'usage auquel on les destine. Enfin, pour la Res navalis, l'opuscule se compose d'une série de petits articles, ayant chacun un titre spécial, sorte de lexique de tous les termes techniques usités dans la navigation, soit maritime, soit fluviale.
Ces Abrégés de Charles Estienne eurent un grand nombre d'éditions, et leur bibliographie mérite quelques observations.
En 1555, parut chez Robert Estienne : Dere vestiaria libellw, ex Bayjîo excerptus : addita vulgaris linguae interprétations, in adolescenlulorum gratiam atque utilitatem. In-8. (Tous les Abrégés de Charles Estienne sont in-8.) On lit à la fin du volume : Excudebat Rob. Stephanus Parisiis ann. M.D.XXXV. calend. april. Il faut croire que ce petit traité obtint un vif succès, car il fut immédiatement réimprimé. M. Renouard, dans son savant catalogue des éditions stéphaniennes, mentionne un De re vestiaria libellus, ex Bayfio excerptus. . . secunda editio, avec cette date, plus précise que la date précédente : Parisiis ex offîcina Rob. Stephani M.D.XXXV. XIII cal. april. Cette qualification de secunda editio a intrigué M. Renouard, qui cherche à l'expliquer de la façon suivante : « La première édition est peut-être celle d'Ambroise Girault de cette même année 1535 l ». Je ne connais pas cette édition d'Ambroise