‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 10 sur 67 · IL · texte numérisé non relu

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meilleurs' citoyens tremblaient devant une populace fe'roce, et où la terreur se substituait aux lois. ' Il revint' à l'armée, au milieu se ses braves compr.gnons darmes, à qui n'arrivait qu'un faible e'cho des crimes commis^ au loin, et dans le rœur desquels* le pur enthousiasme de 5' 1789 et l'amour de la liberté' se confondaient encore avec le saint amour de la patrie et de l'indépendance nationale. «^

Le général Le Veneur commandait* alors, par intérim et en l'absence de Custine, l'armée du Nord : il chargea® 10 son aide de camp de reconnaître" la ligne de défense que l'armée avait à garder. Hoche parcourut* le pays, et quelques jours suffirent' à l'investigation de son coup d'ceil rapide. Il rapporta de son-" excursion sur la frontière desinfonnations lumineuses". Quelle fut sa doiJeur 15 lorsque, de retour au camp, U vit'* son chef et son ami, le général Le "Veneur, entouré de gendarmes, dénoncé comme suspect et sous le coup d'un mandat d'amener qui presque toujours, à cette épociue, était l'équivalent d'un arrêt de mort. Emporta k ce triste spectacle, par 20 l'indignation et la colère. Hoche s'écria : '* Est-ce'^ donc Pitt et Cobourg qui gouvernent la France, puisqu'on enlève à la République ses plus braves défenseurs ? " Parofes imprudentes, et qui faillirent'* coûter la vie à celui qui les avait prononcées.'^ Oubliant l'orage qu'il avait 25 ainsi attiré sur sa tête, Hoche mit'® par écrit les observati'^ns qa'il avait faites," et rédigea® plusieurs mémoire» militaires justement considérés comme des chefsd'œuvre." ^

Son'" attention ne s'était pas uniquement portée** sur la 30 frontière qu'il avait parcourue," mais sur tous les points où la République lui paraissait' vulnérable. La Vendée, qui se soulevait' alors, attira*" au.ssi ses regards. Déjà toute cette contrée était en armes : eUe avait livré ses premiers combats, et les généraux républicains reculaient 35 devant les La Rochejaquelein,*' les Bonchamp, les d'Elbé. les Lescure. Hoche reconnut' les fautes qu'ils avaient faites" : il devina la tactique toute"-* particulière^ que réclamait la guerre dans c^ pays qu'il n'avait jamais vu, mais qu'il étudiait dans les relations militaires et sur la 40

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