‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 12 sur 67 · TV · texte numérisé non relu

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Dunkerque. — Wissembourg.

Deux armées ennemies cernaient^" Dunkerque, l'une de vingt et \in mille" Anglais et Hanovriens sous le duc d'York, assiégeait'" la ville du côté de l'Océan ; l'autre 25 armée, d'environ seize mille^' hommes, sous le maréchal Freytag, couvrait le siège du côté de Lille en avant des marais'- de manière à empêcher la place d'être secourue.'^ Dunkerque semblait hors d'état de soutenir'* un long siège ; l'enceinte très-étendue et les forts détachés 30

* Lettre de Hoche, citée par Bergounioux. 1 15 mai 1793.

t 23 août 1793,

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auraient demandé pour leur de'fense quinze mille' soldats ; la garnison en'' comptait à peine la moitié ; elle était abattue^ et démoralisée par une série presque non interrompue de revers.'* Hoche trouva les fortifications

5 dans un état déplorable, les fossés e!i partie comblés et sans revêtements ; aucun secours enfin n'était à attendre des habitants que la Convention s'était aliénés^ : une flottille avait été chargée de couvrir*' Dunkerque ; les équipages s'insurgèrent à la vue de l'ennemi et les

10 bâtiments rentrèrent dans le port.

Une résistance sérieuse^ paraissait^ donc tout à fait impossible : Hoche seul ose^ espérer le succès : il n'a que vingt-quatre ans, n'occupe encore dans l'armée par son grade, qu'un rang subordonné, et déjà il parle, il

15 agit en'" maître, en homme sûr de lui-même et qui commande à la fois la confiance avec l'obéissance. H correspond avec le Comité de salut public et avecl'adjoint du ministre. Il écrit^^ au premier : " La place sera brûlée avant^^ d'être rendue. "* Il écrit au second -.^^

20 "Si la garde citoyenne" entreprends^ de nous forcer, elle doit s'attendre à voir^® tourner contre elle les armes destinées à combattre^ les tyrans et les traîtres."! Cette résolution, dit" un de ses derniers biographes, il la fait^® passer dans le cœur des soldats et les ranime, il rétablit

25 la discipline dans leurs rangs et les mène au travail avant de les mener à l'ennemi. En même temps il fait^* chasser de la ville les étrangers et les gens suspects, casser et emprisonner le commandant temporaire de la place qui commandait" avec mollesse, rétablit a Société

30 populaire qui s'était dissoute, '^^ parle,' écrit, excite chaufle, électrise les âmes, ramène par ses exhortations autant que par la menace les matelots à leur devoir et les fait^' retourner à la station qu'ils ont abandonnée.^' Enfin, au bout de quelques jours, il peut" écrire" à Audouin : "On

35 nous promet'-^ des secours prompts et puissants, mais tarderaient-ils^* quinze jours à arriver, dans l'état oii,^^ à

* Rousselin, Corr. de Hoche, 29 aotit 17f>3. t I'j:i, Lettre au citoyen Audouin, l^r sept.

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