‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 14 sur 67 · ir · texte numérisé non relu

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descend au second rang, et devient' son inférieur et son lieutenant.

Hoche disposa tout sur-le-champ pour reprendre^ Wissembourg et ses lignes fameuses' garde'es par les 5 Autrichiens sous Wurmser et par l'araie'e des e'migrés français sous le prince de Condé : celle-ci* est à Lauterbourg, les Autrichiens se portent en avant de Wissembourg et occupent dans un camp retranche' les hauteurs de Geitsberg, défendues sur le front de la position par

10 un château- fort, hérissées de batteries, et que protègent des haies, des abatis d'arbres et des ravins profonds. L'armée prussienne,^ sous Brunswick, a tourné les Vosges et seconde les efforts de Wurmser. Hoche détache sur sa gauche trois divisions pour contenir^ les Prussiens ; il

15 ordonne à l'armée du Rhin de fondre sur la gauche de

l'ennetni et d'enlever Lauterbourg : lui-même dirigera en

" personne l'attaque du centre sur le Geitsberg, et il montre

à ses soldats la délivrance de Landau comme l'infaillible

résultat d.e la victoire du lendemain. Ses lettres au

20 ministre de la guerre, comme les ordres qu'il transmet" à ses généraux,® respirent, dans un style bref et plein d'énergie, la confiance, l'enthousiasme, un républicanisme exalté, le mépris des ennemis, qu'il traite de vils esclaves des tyrans. On sent' une force entraînante,'" un je ne sais"

25 quoi d'irrésistible dans l'impulsion qu'il donne à ses lieutenants, parmi ceux-ci nous voyons'-' Le Fèvre, Ghampionnet, Andreossy, Desaix, Soult, Moreau, la plupart'^ obscurs encore, tous'* appelés à une haute illustration, et qui font'* sous lui l'apprentissage de la

30 gloire.

Cependant, sous le poids d'une immense responsabilité, au milieu des préoccupations d'un vaste commandenïënt en face de l'ennemi, et en proie à la double fièvre d'une exaltation militaire et républicaine, il se

35 souvient' de son ancien chef le général Le Veneur ; il sent* le besoin d'épancher dans un cœur digne de le comprendre'^ les divers sentiments qui l'agitent, de s'afferm.ir enfin, et de s'élever davantage" à ses propres yeux,'* en'^ prenant-" pour témoin de ses pensées et de ses actes

40 devant la postérité un homme de bien et un ami. La

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