‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 25 sur 67 · nl · texte numérisé non relu

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56 BIOGRAPlilE

vient' aux républicains. ' I! prêchait'^ la tolérance a ses soldats, et il applauJit au décret de la Convention sur la liberté des cultes. Quoique très-indécis lui-même dan^ ses principes religieux,* il respecta-it la religion, il

5 ne partai^eait* point à ce sujet Tindiflerence ou l'incrédulité de ses contemporains ; il sentait" profondéuient^ les heureux'' effets des convictions chrétiennes' pour la conduite dans la vie, pour la consolation dans les souffrances, et l'on* voit,^ dans ses lettres intimes, com-

10 bien à cet égard il s'élevait au-dessus des tristes préjugés de son époque : * non-seulement il ordonnait par politique que les prêtres fussent'" tolérés dans les contrées malheureuses" soumises'- à son commandement, il voulait''* encore que la République s'en fit'* des amis, et il ne voyait*

15 aucune force en état d'être substituée à l'action du clergé, s'il se bornait à l'employer pour la paix et pour le bien des âmes. Il ordonnait donc qu'on laissât"^ les dans prêtres en repos, qu'on ne troublât'" point les paysans leurs croyances et qu'on vîn+^^'^en aide à leur misère. ''Beau-

:0 coup ont'" souffert,"'^ écrivait-il,'* "beaucoup soupirent'* après le retour à la vie agricole : il faut'* donner à ceux-là queLiucs secours pour réparer leurs fermes. " C'est ainsi qu'il savait''^" mêler à propos l'indulgence à la sévérité et .se montrer humain et juste sans rien relâcher de sa

25 vigilance et de sa fermeté.

Tant'-' d'etforts et de persévérance produisirent^'"' d'heureux effets. Un nouvel'-'' esprit anima l'armée : les populations cessèrent d'avoir à se plaindre'^* des soldats de la République : une portion considérable des habitants de

r>0 ces pays désolés aspiraient au re^jos : les chefs insurgés eux-mêîûes ordonnèrent à leurs subordonnés de s'ab-

* lîoche se peintas ainsi lui-même dans une de ses lettres: "J'estimerai toujours un homme pieux. La morale de l'Evangile est puie et doucese et quiconque la pratique ne peut être un méchant.

.•55 Loin de moi le fanatisme, mais respect à la religion ; elle console des maux27 de la vie. Je tolère toutes les croyances, la mienness n'est pas fixée : depuis lonsrtemps je cherche la vérité : un jour viendrais sans doute oii ma raison plus éclairée me fera'o adopter les inspirations de ma conscience." (a)

4Q (a) Lettre de Hoche, communiquée par sa famille.

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