‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 29 sur 67 · S9. 11. 2 $3. IS. C22. 2-i · texte numérisé non relu

S9. 11. 2 $3. IS. C22. 2-i

5. .503, 501. 12. 225. 19. 312. 25 -?»1 fi. 33. 13. 3.50. Exe 20. 402. m' 335' 7. 2C2. 607. 14. 73.

suivie' pour Hoche de quelques jours dune anxiété' douloureuse- et qui se révèle^ dans sa correspondance intime avec le ge'néral Le Veneur, son ancien chef et son ami. "... Je suis las," e'crit* Hoche, "d'être ainsi ballotté. . . Je ne puis^ rester plus longtemi^s soumis^ au 5 caprice des événements. Sachez'^ quels reproches on me fait.^ Est-ce d'avoir dit® la vérité? Je la dirai^ toujours. Hélas ! il y a un an, j étais au fond d'un cachoc bien humide pour l'avoir dite^" : cela ne m'a pas corrigé. . . Que m'importe, après tout, que les hommes 10 me rendent^ justice, si ma conscience ne me reproche rien. Heureux habitant du Morbihan, qui ne vis^^ que pour adorer Dieu, j'envie ton sort ; que ne suis-je à ta place ! . . . " Hoche apprend alors que le général Jourdan, le vainqueur de Fleurus, est comme lui me- 15 nacé d'une disgrâce ; il en frémit d'indignation et de douleur. "Eh quoi 1 " dit-il, " l'intrigue l'emportera toujours 1 Jourdan, le plus pur de nos généraux, Jourdan est méconnu'^ ! A cette nouvelle, le découragement s'empare de son âme, il songe à résigner son commande- 20 ment. Il aspire à vivre^ loin des intrigants, loin des hommes, dans la retraite, auprès de sa compagne. Mais bientôt il se relève, il songe à sa patrie et redevient^* luimême : "Je me dois à elle tout^'" entiei*," écrit-il à son beau-fi'ère; "ah! puissé-je^'^la servir" autantquejel'aime! 25 . .. Va,^^ quoi que fasse^^ l'envie,"" elle ne nous abattra''^ point. Nous avons pour défense le souvenir de ces belles^^ journées dans lesquelles nos armes fixèrent la victoire. Nos juges sont les soldats de Fleurus et de Wissembourg. La gloire ne met^^ pas à l'abri de la pro- 30 scription, mais elle immortalise le proscrit, et monter les degrés de l'éehafaud, c'est^ parfois gravir ceux du Panthéon !" *

Hoche ne fut pas destitué : mais il perdit le commandement des côtes de Cherbourg, qui fut donné au 35 général Aubert du Bayet. Il ne commandait plus alors en titre que l'armée de Brest, mais ses collègues du Bayet

* Lettre citée par il. Bergouniou.\, Vie de Lazare Hoche, p. 140.

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