‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 34 sur 67 · if · texte numérisé non relu

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nationale : il lit^ plus, il les calomnia, et avant d'immoler ses victims, il essaya de les''' flétrir, les accusant de porter des armes enipoisonne'es. Les malheureux^ prisonniers, conduits^ à Auray, furent entasse's daiis les 5 églises et dans les prisons de cette petite ville : avec eux était l'évêque de Dol, et tous les prêtres ((ui avaient, comme lui, fait^ partie de l'expédition de Quiberon. Les chouans furent ensuite séparés des émigrés. Ceux-ci furent livrés à une commission militaire devant laquelle

10 ils invoquèrent une capitulation dont^ il leur fut cependant impossible de démontrer l'existence, ayant pris'' pour une convention régulière® les paroles de clémence sorties,'' dans le feu de l'action, des rangs républicains.*

15 Le sentiment public se prononçait^" avec énergie en faveur de cette multitude d'infortunés, les uns dans la fleur de l'âge, les autres blanchis dans les combats, criblés de blessures, mornes et tiers, égarés sans doute, mais tous victimes de leur loyauté chevaleresque, de leur

20 dévouement héroïque à leur cause, et dont" un grand nombre avaient été, sous le régime précédent, l'honneur de la marine française.'^ Le représentant Blad ne vit^'^pas la tache indélébile que le sang de tant" de braves, froidement versé par le gouvernement républicain, allait'*

25 imprimer sur la République tout'^ entière® : les soldats eux-mêmes préposés à leur garde étaient émus'* et attendris : deux fois" la commission parut'® faiblir et fut renouvelée : Blad fut inexorable, et la Convention nationale, avant'* de se dissoudre,-" offrit'^' encore au

30 démon des guerres civiles cet immense holocauste.

Les émigrés appartenant'^'^ aux divers régiments furent conduits* successivement et par corps'' au lieu du supplice. Ceux -du régiment de Béon furent appelés les

* La question de savoirîs s'il y avait eu ou non une capitulation 35 verbale a donné lieu à d'interminables controverses. L'étude attentives^ des faits et le caractère loyal de Hoche, ne permettentss pas d'admettre2."i (|u'une capitulation ait26 été consentie27 par lui. Cette question a été examinée avec impartialité dans la Biographie de Hoche, pnr M. Desprez; j'en ai inséré un court extrait aux pièces 40 justificatives. 2» Voyez Appendix B.

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