‹ Lazare Hoche, 1793-1797;Chapitre 4 sur 67 · and R · texte numérisé non relu

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charme dans toute son' existence : il brûlait donc de^ s'instruire,'^ mais il manquait de livres, sa paye modique fournissait à peine à ses besoins matériels le strict nécessiiire. Les ressoui'ces que ne lui fournissait point son pe'cule de soldat, il les trouva dans un usage tole're' 5 au sein du corps d'élite auquel il appartenait' : le régiment des gardes françaises,* créé" en 1563 et formant depuis deux siècles la garde du roi, était considéré comme le premier régiment de France. Il jouissait de divers privilèges, ne recevait dans ses rangs que de Français, • et 10 tenait' garnison à Paris. Les soldats avaient la permission d'ajouter à leur ])aye en* exerçant dans la ville divers métiers, et les rapports intimes et journaliers qu'ils entretenaient* ainsi avec les habitants contribuèrent puissamment^ à les gagner, dès le début de la Révolu- 15 tion, à la cause populaire. Hoche, plus que tout autre, se montra ingénieux à multiplier les moyens d'employer utilement ses loisirs ; en'" hiver il brodait" des bonnets de police et des vestes ; en été il parcourait''^ la campagne autour'^ de Paris, demandant de l'emploi aux jardiniers, 20 puisant de l'eau, arrosant et bâchant pour eux. Avec ses profits, il achetait'* des livres ; mais il lui était difficile de mettre'^ beaucoup'^ de choix dans ses acquisitions. Les histoires des républiques de la Grèce et de Rome ;. les paroles et les actes de leurs grands hommes, cités alors à 25 tout propos dans les écrits du jour, et beaucoup'" d'ouvrages de polémique courante" empreints'* de l'exaltation du moment lui tombèrent dans les"* mains : ils ajoutèrent à ses connaissances d'une façon quelquefois plus indigeste que profitable, et excitèrent encore davan- 30 tage''" son enthousiasme pour les théories nouvelles'-*' et pour la cause révolutionnaire.

Cependant une louable ambition, secoiidée par une volonté ferme, par l'esprit d'ordre et de travail, et par"'-' un > sens profond du devoir, stimulait son' ardeur ; mais il 33 n'avait point acquis'-'- encore r.n suffisant"* empire sur luimême : vi(«lent et emporté, sa fougue du moins prenait'-* le plus souvent racine'''® dans des sentiments honnêtes et généreux qui plus tard mieux'-' réglés devinrent'-^ des vertus, et c'était'-'' sourtout en croyant^" défendre l'intérêt de 40'

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