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Vertrich et à Blaiigen. Couvrant^ La retraite au passage de la Dyle en avant de Louvain, il lutta sans relâche avec une obstination indomptable. Il eut deux chevaux' tue's sous lui et continua de combattre," ralliant à pied les troupes et les ramenant sans cesse à l'ennemi, c Il rejoignit* ensuite son géne'ral, qui sëtablit sur la frontière, au camp de ^laulde. En re'coin pense de sa ylorieuse^ conduite. Hoche fut nommé adjudant général, chef de bataillon, avancement'' bien mérité, mais que sa modestie refusa pour' rf">er aide de camp du généial Le 10 Vcueur, qui lui témoignait autant d'estime que d"amitié.
Le- général comte Le Teneur était du nombre de ces hommes d'élite qui, appartenant* à l'aristocratie française,' avaient adopté, par conscience et avec conviction, les principes fondamentaux^" de la Révolution. 15 L'état politique de la France aux approches de 1789 ne lui avait paru'^ en rapport ni avec sa civilisation ni avec ses lumières : l'autorité royale, durant plusieurs siècles, avait renversé ou considérablement affaibli toutes les barrières que lui opposaient les Etats généraux'*' et pro- 20 vinciaux,'" les parlements et les libertés communales : le pouvoir du monarque, limité en principe, était de fait devenu^'- absolu, et le gouvernement de la France, contenu® seulement par les mœurs, était devenu^^ presque semblable à celui des sultans. 25
Après le règne déplorable de Louis XV. ,'^ durant lequel le pays fut humilié devant l'Europe et ruiné à l'intérieur, ie comte Le Veneur crut,'* avec les hommes les plus éclairés de son temps, que l'heure était'^ venue^^ pour" la nation d'intervenir^- dans la conduite de ses affaires ; il 30 reconnaissait" d'autre part qu'il y avait de grands abus'^ a réformer ; il trouvait peu équitables les obstacles opposés par les institutions traditionnelles'^ et par les privilèges à la libre concurrence, à l'essor des forces individuelles,^* et son cœur fut d'accord avec son^" intelligence pour 35 adhérer au grand principe de l'égalité de tous-" devant-' la loi. Le privilé^'e de la naissance et la voix de l'intérêt personnel n'étouffaient pas dans son''' âme le cri de l'équité naturelle'® et du j-iatriotisme ; il applaudit au mouvement généreux qui entraîna les députés d'une partie de la 40