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n és, supprimait come inutiles, devant le tribunal révo- +lutionnaire, les témoins et les défenseurs, teñait le couteau suspendu sur la Convention tout entière, et o enlevait à celle-ci le droit de livfer comme de protéger ses prépres membres dont la vie demeurait à la discrétion des implacables Comités de salut public et de sûreté générale.* Tous alors se sentirent en péril: la plupart des membres des comités tremblèrent eux-mêmes 5 devant le redoutable triumvirat de Robespierre, Couthon et Saint-Just f: ils comprirent que ceux-ci, après avoir assouvi leur fureur sur leurs ennemis, au sein de la Convention, les immoleraient à leur tour s'ils n'étaient devancés, et qu’il fallait ou les tuer ou périr. Collot
20 d’Herbois, Billaud-Varennes, Birrère, Cambon, membres
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du Comité de salut public, se lijuèrent avec leurs «ol: lègues de la Convention les plus compromis, Tallien, Amar, Bourdon de l'Oise, Lecointre et beaucoup d’autres: Tallien fut l'âme et le bras de cette conjuraticn,
es qui se termina par la défaite des triumvirs et de leurs FA
plus sanguinaires acôlytes, dans la mémorable journée du 9 thermidor.f
avec crçueil dans ce gouffre de carnage ” M. Daunou n'a jimais
pensé qu'un si effroyable résime ait eu pour résultat la conservation 39° du territoire ou ait rendu à la patrie un service qu-lconque Il était
au contraire profondéinent convaincu que, si ce 1ésime de sany se fât prolongé, la nation courait à sa ruine la plus complète ( l'aillandier, Documents biographiques sur Daunou, p. 58-61).
* En entendant la lec'ure du projet de loi, un repré-entant,
35 nommé Ruamps, osa dire à haute vuix : ‘* Si ce projet passe, il ne
nous reste plus qu’à nous brûler la cervelle”?
+ Ceux-ci formaient au sein du Comité du salut public un triumvirat qui avait longtemps concentré en lui la toute-puissance et duquel émanaient directement les résolutiuns les plus ztruces.
40 Ÿ Voyez la relation de cetts journée dans mon Æistoire de France,