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peut-être, au sein d'innombrables familles, là haine et l'horreur de la République, serait préconisé comme l'ayant sauvée!! De quelle stupéfaction, (+ quelle douleur indignée sa grande âme eût? été saisie, si un lui eût dit qu’une telle doctrine ferait’ école en France et 5: deviendraitt ponulaire! Ah! seryblable à une noble 1 et touchante victime jui l'avait précédé dans son achot, à cette femme héroïque (Madame Rollard) qui, durant le jour, ramassait® ses dernières! forces pour® %a exhorter ses compagnons d'infortune, et qui, la nuit, 40 pleurait de longues? heures en silcuce,* lui aussi il eût? wgrsé d’intauissables larmes, il 60 pleuré sa République, il eût’ désespéré d’une généra :. capable d'ouvrir!! à de si monstrueux! suphismes ses 4": illes et son cœu + la
* La femme qui la servaité me dit un jour: Devant vous elle 15 rassemble toutes ses forces : mais, dans sa chambre, elle reste quel-
que trois heures appuyée sur sa fenêtre à pleurer, (Mémoires de ioufe,)
t Un patriote, l’illustre Daunou prisonnier lui-même à cette époque, 1 tracé un tableau horrible et vrai des prisons sous le régime de la 92() l'erreur et du sort affreux où furent réduitsis en France les deux cent mille prisonniers du Comité da salut public: ‘Ce Comité, dit-ill4 en terminant, une fois investi du pouvoir suprême, fit égorger dans Paris ->nsterné, plus de deux mille victimes en quatre mois, Un supplice inventé pour adréger les souffrances, devint4 entre ses mains 25 dic'a‘oriales, un moyen d'extermination rapide; on état tenté de regretter les anciennesi5 tortures, parce qu'il semblait au’elles eusse1t'6 été noins dévorentes, Dans l’immensité de leur ireurs, les décemvirs ont promené leur glaive homicide sur tous les sexes, sur toutes les fortunes, sur toutes les “opinions; ils l'ont dirigé : pré- 30 férence sur les t£c!ents distingués, ur les caractères énergiquês :; ils ont roissonné, autant qu'ils l'ont pu, la fleur et l'espérance de la nation... J'ai vu arracher d'auprès de moi des infortunés que l'on17 traduisait?s soudainement au tribunal, que l’on entraînait trois heurs après à la mort avec QUARANTE COMPLICES QU'ILS N'AVAIENT 95 JAMAIS VUS,18 On taxait à l'avance chaque prison à un nombre déterminé de victimes : le sang était mis en réquisition, et il suflisait19 aux juges d’avoir le temps, non d'interroger, mais d’insulter chacun des proscrits,.. Disons20 toutefois qu'en ce déchirant spectacle, une chose au moins consolait l'humanité en l'honorant, c'était le courage 40 des victimes. Tant21 d’injustices et d’atrocités faisaient jaillir avec éclat la fierté naturelle à l’homme ; un dévouement magnanime s’y revêtait22 de formes assorties aux âges, aux sexes, aux caractères : l'innocence périssait22 avec une sensibilité douce21 ou avec une calme sérénité, et la vertu s’abimait
4, 951. 10. 463 (5) 16. 578. + 22, 954, 5. 583. 11. 937, 17. Ii. R. 23, 561.
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L'heure de la délivrance approchait! enfin : la discorde régnait parmi les terroristes, Robespierre, peu’ de jours après avoir, à l’apogée de sa puissance, présidé la fête
1 consacrée à l’Etre suprême, avait fait’ décréter par la
LU ; nvention épouvantée la loi de prairial plus sangui- + bäire que toutes les autres, et qui, dans la plupart des cas,* supprimait comme inutiles, devant le tribunal révolutionnaire, les témoins et les ‘ défenseurs, tenaitÿ le couteau suspendu sur la Convention toutf entière,’ et 10 enlevait à celle-ci le droit de livrer comme de protéger ‘ses propres membres donté la Vie demeurait à la discrétion des imnplacables Comités de salut nublie et de sûreté générale. * Tous alors se sentirent? cn!° péril: la plupart des membres des comités trémblèrent!! eux-mêmes 15 devant le redoutable triumvirat de Robespierre, Couthon et Saint-Just, : ils comprirent' que ceux-ci, après avoir assouvi leur fureur sur leurs ennemis, au sein de la CHnye Häon, lps immoleraient à leur tour ® s'ils n'étaient dévañcés let qu'il fallait ou les tuer ou périr. Collot 20 d'Herbois, Billaud-Varennes, Barrère, Cambon, membres! du Comité de salut public, se liguèrent avec leurs collègues de l4 Convention les!ô plus-Tômpromis,!" Tallien, Amar, Bourdon de l'Oise, Lecointre et beaucoup? d’autres : Tallien fut l'âäm et le bras de cette conjuration, //Y 25 qui se termina par la défaite des triumvirs et de leurs : plus sanguinaires acolytes, dans la mémorable journée du 9'8 thermidor. *
avec orgueil dans ce gouffre de carnage.” M. Daunou n’a jamais pensé qu'un si effroyable régime aïitl9 eu pour résultat la coservation
30 du territoire, ou ait19 rendu à la patrie un service quel’onque. Il était au contraire profondément20 convaincu21 que, si ce régime de sang se fàt22 prolongé, la nation courait23 à sa ruine la plus complète? (Taillandicr, Documents biographiques sur Daunou, p. 58 61).
* En entendaut la lecture du projet de loi, un représentant, nommé
35 Ruamps, osa dire à haute voix: ‘ Si ce projet | asse,22 il ne nous reste plus qu'à nous brüler lai cervelle,” ss
+ Ceux-ci formaient au sein du Comité du salut publie un triumvirat qui
avait longtemps concentré en lui la toute puissance et duquel émanaient directement les résolutions lesi6 plus atroces, Se
40 t Voyez la relation de cette journée dans mon Histoire de l'rance, tome IT., pages 311 ct 312.
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1. 550. 7. 48. 13, 407. 19. 589, 2, 402, 8, 503, 504, 14, 187.188, 29, 360 Exc. 8. 305, 548. 9. 941. 15. 399, 91. 333.
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