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88 s BIOGRAPHIE
nom d'armée des cotes de l’Océun, et à ce grand com. mandement iilitaire il unit les pouvoirs civils les plus étendus. Jamais homme, depuis 1789, n'avait eu dans sa main une autorité plus grande: Hoche recut avec modestie ce témoignags d’une confiance si absolue, et
“he s’en montra point enivré. Sa renommée était sans tache : elle était le plis faute et en même temps la plus
pure de l’époque ; ‘* Hoche enfin était considéré comme le plus glorieux représentant de la Republique et son plus ferme soutien,” *
Après un séjour d’un mois à Paris, Hoche retourna dans l'Ouest pour achever! d'exécuter ses nouveaux? projets d’après lesquels une armée tout? entière! devait envelopper graduellement les provinces insurgées pours les désarmer, Son vaste plan d'opération devait être suivi® d'abord en Vendée, puis en Bretagne, et il appartiendrait’ à Hoche de déterminer le moment où la soumission des pays insurgés permettrait d’y!° substituer, au
régime militairé, le régime constitutionnel et lésal. Hoche se rendit d’abord à Angers et reconnuti!! qu’il:
avait été fort mal suppléé® par le général Willot, qui avait tout compromis’ en l'absence de son chef. L'indiscipline'* était 5 rentrée dans l’armée ; Charette avait franchi la ligne de désarmement et se montrait de nouveau redoutable : d’autres chefs avaient repris! les armes ou menaçaient!? de les! ressaisir,#"
” Tout changea? de face à l’arrivée de Hoche et, pou: Le] ,
assurer l'exécution de son plan de désarmement et de UE apr il compritqu’il lui fallait d'abord abattre’! les chéfs.survivants”? et surtout Charette et Stofflet, Celui-ci. surveillé de prés en Anjou et sur le point d’être réduit? : l’impuissance, avait recommencé la guerre. Hoche ne lui laissa pas le temps de rallier ses forces : les colonnes républicaines, partant’! de divers points, l'enveloppèrent de toutes parts, lui firent” éprouver coup sur coup deux défaites et le traquèrent dans les bois.% Stofflet trahi, dit-on,”? par quelques-uns des siens, fut livré aux républicains et condui.# à Angers, où il fut jugé militairement et fusillé.
* Id., ibid.
5. 544. 12. 192, 19, 190. 26. 35, 6. 320. 13. 124 (4). 20. 187. 188. 27. 209. 527 (2). 7, 48. là. 371. 21. 281. 28. 84,
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Hoche poursuivait! cependant avec constance son plan de pacification générale et s’attachait à prévenir? ou à punir indistinctement tous les exrès commis® soit par les royalistes, soit‘ par son armée ou par les patriotes. Il
| provoqua ainsi les plaintes de tous ceux donts il con-, tenait! les fureurs, il s’attira leur haine et se vit de
né#veau, en Vendée comme en Bretagne, dénoncé, accusé par tous les mécontents. Plusieurs fois,° accablé d'une responsabilité immense, poussé au désespoir et se sentant! faiblir: ‘Je puis!! braver les boulets, ”? disait-il,12 ‘mais non l'intrigue, ”’*et il offrit “de resigner ses pouvoirs. Il montrait en toutelt occasion, par son exemple, que le véritable amour de la liberté est inséparable fe cr moralité, de la parfaite estime de soi-même. Pauvre, il poussait le scrupule jusqu’au point où le désintéressement devient? une vertu rare. L’historien de la Révolution a dit® de lui: ‘Ce jeune général qui aimaiti® les plaisirs, qui était à la tête d’une armée de cent mille!” ‘hommes et qui disposait du revenu de plusieurs pro-
vinces, manquait cependant quelquefois du nécessaire, 20
Ses anpointements, payés en papier, se réduisaient:8 à rien : il munquait de chevaux,! de selles et de brides, et il demandait l’autorisation de prendre,® en les payant, six selles, six brides, des fers de cheval, quelques bouteilles de rhum et quelques pains de sucre’! dans les magasins laissés par les Anglais à Quiberon : exemple admirable de délicatesse, que nos généraux1® républicains donnèrent souvent, et qui allait” devenir? tous les jours plus r'ATE ef
iToche ne connaissait” du pouvoir que le fardeau, que la responsabilité -Qu”=iniposg # il soupirait après les douceurs dela {vie dé la faille. — Len latte s qril
écrivait?#, Ne époque, peu de mois à les sanglantés êçè os uit peignent# ses inquiétudes, ses toudros pr'éocéppations pour sffexhme et pour l'enfant qu'elle por son sein, En de: Kisant, ton voit eommie il savait”? se rober âux Graves Spuais, de#oir vaste cde- -mindement pour éftrer vec solHcitude.daës les*détails®
* Rousselin, Correspondance de Hoche, 16 janvier, 1796.
t Thiers, Histoire de la Révolution, liv. XXXII.
me Es et dans les soins les plu! minutieux? de la paternité qui s’annonce-Cette noble indépendance, cette liber d'achon 1 aime, cetté dignité de, caïactère, tous cês
et non s bonboris : que jamaissurtout i jétros ui battent” leurs Weants ; s de à ER"
ain es ses lectüres, il lu igne
29 à arte sat 1iet gû.ré exion sur çe qu ’'elle tit,17 et la à à d e in : “rune dois p il, et tend rien AR ce; qul rpAète: lis! is!’ beauc p' de chôses en peus mure tal Ami :
25 je crofisÿt alaroie it, ce ar dont?
tu à à à Fe plus volgntiers le tendresse s'épape us loir. ” one “et l'ènjouen nt se mêle ‘sous lume à lagraÿité ‘plus que sérieuse”*d’un
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Lib sera doux fl’em er é tel enant ! SL drèsses je prodiguerai à l’un êt-A’autre ! us qhe 917 sait#ximarf Pour avoir l'air ef\le ton
Te de °° est-ii un cœt# plus sensible que le mien ? 35 Non sans doute: de longs/ alheurs, de grandes pertes
ont pu” dqnner à ma figu , à ma conversation un ton,
* Correspondance manuscrite de Hoche, 21 septembre, 1795, Lettre be ie par sa famille.