‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 44 sur 85 · CC · texte numérisé non relu

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Ont

DE LAZARE HOCHE, 97 lepuis | . dans le corps d'ofliciers de l’escadre de Brest par l'émiiçu la gration et les désastres de Qu'heron, et il réussit à re ou mettre! promptement la flotte sur un pied formidable. projet Le corps expéditionnaire devait être formé de porter plusieurs divisions de l’armée de l'Océan, que rendait ÿ disponibles la pacification de la Bretagne et de la Wa. P P Fe. gg 4 anent Vendée, et qui furent dirigées sur Brest: Hoche y mdais joignit* deux légions, qu'il nomma légions des Francs : ngle- il composa la première des officiers et des soldats les nr la plus résolus,‘ audacieux® jusqu'à la témérité ; il forma la 10 aatre seconde, il faut® le dire,’ d'éléments indignes, et c'est : but, un reproche pour sa mémoire, Détestans l'An leterra, ans | par ge appe- partageant! de triste. préjugés et regardant, en haine du dition gouvernement britannique, li le ds anglais!'! comme le suppôt de ministres perfides et d’une odieuse!? aristo- 15 eunes |, cratie, tous les moyens lui semblaient permis! pour!‘ S pur «baisser et pour'* désoler cette fière nation : il agit en 38 par Ad -{,. amséquence et fit® entre: dans cette seconde légion avait à toat ce qu’il put!° ramasser de gens perdus, de bandits et24 / fe; le à de massacreurs, et il Tà mit! sous le commandement d’ur££ : jeune chef étranger connu! par sa sauvage énergie.* Cette : 1% Je te légion devait aborder en Angleterre | des aQuser C44 r. 10868, l'ennemi sur la véritable destination de l’escadre ie : il portant le corps expéditionnaire : elle eut l'ordre de ce, rans- débarquer à l’embouchure de la Saverne, de se porter 2 re et de nuit sur Bristol, d'incendier cette viile et de semer -d 0 par le “la dévastation dans les campagnes environnantes :19 puis chefs de se rembarquer pour rs plusieurs détachements une sur différenés points du littoral en portant partout la nt, mort,” le ravage et l'incendie, attirant ainsi sur elle et 30 lissait 2, la ; * La premières pensée de la composition de cette légion infernale traits appartient au général républicain Laberrolière, qui en fit22 l'objet is les d'ane note dont?3 Carnot se servit4 plus tard dans une instruction a rédigée par lui pour l'établissement d'une chouannerie en Angleterre, aient On en trouvera quelques extraits à la fin du volume, Appendix D, 35 ndait Hoche en obtint2? communication t eut le tort d'en faire usage dans Loch la composition de sa seconde légior des Francs et dans les instructions : c e qu'il lui donne.

1vité, :

. Voyez, pour de plus amples renseignements 4 ce sujet, un intéressant aline écrit de M. le général marquis de Grouchy, publié sous ce titre : Le 40 faits!8 général de Grouchy et l'Irlande en 1796.

retenant en Angleterre une partie considérable des forces britanniques! tandis que l'expédition cinglerait vers la câte irlandaise. !

Lafadrtraina @pirectoire avait envoyé à Hoche de pleins pou- 114$ 5 HE pour diriger à sa volonté l'expédition qu’il pré- 1 6 pnmetsg"ÉE 1 avec tant” d’ardeur et déjà vingt mille’ hommes

| é Ë ( , de troupes étaient réunis à Brest, prôtst à s embarquer 1 | en novembre 1796, Mais l’état de la marine laissait l 4-Qarzn fm beaucoup à désirer: le dévouement et l'activité du * t 10 nouveau chef donné à la flotte de Brest n'avaient puf ( ‘ suppléer à toutf ce qui lui manquait encore. Les , ( approvisionnements n'étaient pas faits: les vides L2./; ( énormes que l’émigration et ses suites désastreuses" l avaient ouverts’ dans les rangs des officiers, * étaient \

15 mal comblés ; beaucoup? d'officiers nouveaux!° manquaient d'expérience et avaient à combattre, à leur bord, l’indis- ] cipline et l’insubordination, et cet état de choses créait i sans cesse de nouveaux!° obstacles, ( Hoche, irrité de tant? de délais, apprend!? que l'Irlande l 20 est en pleine révolution, il entend diret® que les insurgés É ont expulsé de l'ile dix mille’ Anglais envoyés pour les | ] soumettre, 5 Son sang bouillonne, il ne mesure pas le Pro $ danger : il a promis! de secourir!® les defenders irlandais ; ë il n’attendra pas la flotte ; il partira!’ seul, et il écriti8 au | 25 Directoire : ‘J'ai donné ma parole que j'irais® trouver ce brave peuple, je dois la tenir.%> Permettez-moi’! de ( partir"? avec une frégate, vous m’enverrez,? cet hiver, tel 4 secours que vous jugerez convenable, Je demande une \]

frégat., parce que l’escadre n’est pas prête” à sortir’ et ] 30 que, tandis qu'un peuple généreux et confiant brise ses |

fers, on nous fait’ ici les scènes les plus désagréables...

Les généraux”® Villaret et Morard de Galles ont bien n

voulu” promettre de me seconder : je compte sur leur 1 24%

parole. . .”+ d à sd

3h __* Lors d’une première27 visite que firent: ensemble Hoche et l’am‘za} Villaret dans le port de Brest où mouillaient beaucoup? de navires désemparés, Hoche s’informa de ce qu'étaient devenus28 les officiers qui les avaient glorieusement commandés.9 Villaret répondit: ‘“ Perdus £ pour la France, morts29 à Quiberon !” 40 t Lettre de Hoche au Directoire, 3 novembre, 1796.

À LA 4 WW ca axlrgfaisait® voile pour l'Irlande. { 4... L'armée expéditionnaire ‘était Forte d’environ quinze 35

Le Directoire n'accorda point la permission demandée par le jeune et ardent général. Un mois s’éçoula encore après lequel! Hoche, perdant tout à fait patience, céda au découragement, et écrivit? au ministre de la

guerre : ‘‘Après bien des travaux,‘ je me vois’ contraint 5

de renoncer à mon’ entreprise, notre détestable marine

en qualité de général divisionnaire, et quel que soit# l’homme sous lequel! on me place, soyez convaincu! que je remplirai mon devoir.” *

Les directeurs à qui cette lettre fut soumise! l’accueillirent*® mieux?! que la précédente. Ils avaient peu” de confiance dans le succès de l'expédition, quoiqu’ils eussent?? donné à Hoche tout pouvoir pour agir: en lutte avec les conseils législatifs, ils méditaient un coup d'Etat pour affermir leur autorité chancelante,”* et déjà ils avaient jeté les yeux” sur Hoche comme sur l’homme le plus propre à seconder leurs vues, osant compter sur son dévouement absolu à la cause républicaine et sur l'attachement de l’armée pour sa personne.®% Ils le virentÿ donc avec une

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