‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 47 sur 85 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

acLrésultat sérieux : voyant!! en outre les amiraux!? Richery

au Let Nielly se tenir, ‘ avec leurs dix-neuf voiles, en dehors de

la baïé'et plus disposés à les!‘ ramener en France qu’à les! débarquer en° Irlande, présuman? enfin que la frégate qui portait Hoche et l’amiral en chef avait été capturée ou actengloutie, Bouvet chanyea® de résolution et suivit!5 "\ l’exémple de ses collègues. Bravant les commande- 15 ments, les menaces mêmes du général Grouchy qui, dans son ordre du jour du 24! décembre, prescrivait!? un debarquement immédiat, l’amiral Bouvet donna l’ordre de couper les câbles, sortit!8 de la baie et mit, avec ses collègues, le cap sur la France. La flotte fut de nouveau 20 dispersée par les vents, et le 1er* janvier enfin, quinze jours après” avoir quitté le port de Brest, remplie d’audace et d’espérance, 4 y rentra, battue’! de la

tempête et désemparée. * 4 alle d Ce jour-là même, 7 Hoche et l'amiral, après*avoir couru:£ 25 les plus grands dangers pour échapper aux croisières ennemies, entraient enfin eux-mêmes dans la baie de Bantry. Hoche n’y trouva ni la flotte, ni son’ armée, et lorsqu'il apprit® qu’elles étaient venues, * que l’armée n'avait débarquée, et que la flotte 30 l'avait ramenée*” en France, il fut saisi d’un affreux désespoir et voulut” la suivre! pour revenir® avec elle en Irlande : mais son bâtiment fut de nouveau assailli® par

* Tous ces faits, appuyès de pièces irréfutables, ont éte misi9 en lumière avec une parfaite clarté, dans la brochure écritesl par le 35 général marquis de Grouchy, pour défendre la mémoires? du général de Grouchy son père, à la conduite duquelss M. Bergounioux et d’autres historiens ont trop légèrement imputé l’insuccés de l’expédition d'Irlande, Le général de Grouchy, ramené en France malgré lui, dénonçast au Directoire la conduite de l'amiral Bouvet, et provoqua sa

40 destitution.

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de furieuses! tempêtes durant trois semaines, et ne

les ; rentra à Brest qu'après une absence de plus d’un mois : fit il trouva la flotte hors d'état de reprendre® immédiatenu ment la mer et ajourna à d’autres temps sa grande entregs prise d’outre-Manche.° * Ainsi furent détruites! par la destinée toutes les espé- "op ie à —. let à RE ; rances que Hoche avait conçues’ d’une expédition préry rte LR parée avec tantf de soin et à si grands frais. Il en conçut Lt A dy la plus amère’ douleur : mais bientôt il obtint$ du Direc- "7" de Un 70 d P ——— .

st) ‘tt toire un commandement sur le Rhin, à la hauteur de son° 10 D De +. ambition et de son génie, et fut nommé, en janvier 1797 jui dè Fra ; ? 4 3 D général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse. 16 ; leui, mines uni re »

es LS au VIE... a.

Ze lie Hoche général en chet de l’armée de Sambre-et-Meuse. Campagne de 1797, sur le Rhin.

la 58 Sambre-et-Meuse ! nom glorieux et cher aux cœurs . français! que de souvenirs il rappelle”! combien d. d’exploits fameux, combien$ de victoires! ! Wat- 4 tignies, Wissembourg, Fleurus! la Belgique con- “28 ‘quise,!{ le Rhin soumis le Danube menacé! L'armée de 20 . Sambre-et-Meuse, dans laquellelS l’armée de la Moselle , | H avait été fondue, avait fait? toutes ces grandes choses : ole 10040 - elle était composée d'hommes héroïques, endurcis aux %14,,,, 4 | db }__ fatigues, aguerris à tous les périls, en état défier 0] Les" CfEurope. enthousiasme ne s’ètait pas éteint dans leurs 250,4...) | - cœurs, l'amour désintéressé de la liberté entlammait : 7 “44 ral * La seconde légion des Francs commandée par le colonel Tale, et après avoir débarqué en Angleterre, selon les inatructicas qu'elle é- avait reçus,5 fut bientôt enveloppée par des forces supérieurest8 et ré faitel7 prisonniere de guerre. Le gouvernement anglais,10 ayans appris? 59 sa de quels indignes éléments elle etait composée, pensa qu'il rendrait

service à la France en la retenants sur ses pontons: il la fitia donc rembarquer et la rendit tout2 entièrer À la France d’où elle avait été vomi2 sur la côte britannique.10

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encore l'âme des soldats et de leurs chefs, et ces chefs étaient Le Fèvre, Grenier, Richepanse, Ney, Championnet, et beaucoup! d'autres, prédestinés comme ceuxci à une glorieuse? renommée... Cette armée avait été conduite’ l’année précédente (1796) par Jourdan au cœur de l'Allemagne jusqu'aux frontières de la Bohème ; puis elle avait été refoulée en arrière, avec celle de Moreau, par les habiles manœuvres de l'archidue Charles, et, après avoir perdu deu batailles, elle s'était repliéet sur

le Rhin. Jourdan, à qui’ ses revcrs n’enlevaient rien de ‘Arr:

sa gloire, mais pour qui l'heure du repos était venue,f avait demandé sa retraite et avait été remplacé par Beurnonville : c’est à celui-ci que Hoche fut donné pour successeur, r°

L'armée de Sambre-et-Meuse occupait? alors, sur le Rhin, les positions avancées de Dusseldorf et de Neuwied et s’appuyait à droite sur l’armée du Rhin com-

Hapal, éAimandés par Moreau, tandis que Bonaparte ayant en face

Alvinzi, se préparait à détruire, à Rivoli, la derniere?

20 armée qu’eût!l’Autriche!!en Italie. Telle ' était, en janvier

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1797, la situation des armées françaises! } la veille de euter un effort décisif pour dicter la paix à l'Autriche. Le noin de Hoche, du brillant vainqueur de Wissem- Ourg, avait été reçu par l'armée de Sambre-et-Meuse

25 comme le présage de nouvelles!4 victoires, et elle accueillit1s

avec transport son nouveau général. Un grand changement s'était opéré en lui depuis trois années, Il avait encore le mêmetf dévouement à la æévolution et à la République, et son cœur de flamme brûlait toujours pour,

0, la gloire et pour la patrie: mais mâûri avant l’âge par l’ha- !

bitude du commandement, à la fougue impétueuse,? À Ta brillante parole du général de l’anctennet! armée de la Moselle avait succédé une dignité froide et un langage laconique : il avait senti! le besoin d'imposer davantagei®

35 le respect À des chefs plus anciens qui lui® et déjà

illustres, devenus?! ses subordonnés, avec lesquels? il se

montrait” digne, froid, réservé, et ne s’épanchait plus que dans l'intimité.

Une disposition nouvelle" et dangereuse? tron habity- AA 2,140 elle” aux chefs militaires, le mépris de l’autorité civile

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et de la bourgeoisie, trouvait momentanément accès dans son cœur; d'autre part, pour établir en France un gouvernement libre et stable, il avait peu! de confiance dans l'intervention de la multitude par le suflrage universel : * en perdant beaucoup d'illusions il sentait” aussi parfois s’affaiblir son respect pour le régime légal, et les faits qu’il avuit alors sous les yeux? étaient peu propres à lui inspirer d’autres pensées. Sont armée manquait du nécessaire dars un pays conquis où6 des commissaires nommés par les conseils législatifs se gorgeaient’ de la substance des populations administrées par-eux,” Hoche obtints que ie Directoire se mit? audesssus de la loi pour! destituer, sans le secours des deux conseils, ces commissaires prévaricateurs. J1 prit!! en main de sa propre autorité, la direction suprême sur tout le territoire occupé par sort armée, et il en rendit l'administration directe à ceux qui l’avaient avant la conquête, aux baiïllis et même aux chapitres diocésains : Hoche institua, pour! les surveiller, une commission supérieure”? composée d'hommes d’une grande probité, qu'il déclara inamovibles et il afferma les impôts dont1s elle était chargée d'assurer le recouvrement. Les services publics furent dès lors assurés : le soldat fut nourri, habillé, chaussé aux dépens des provinces conquises, 5 Hoche remonta sa cavalerie et son artillerie : il offrit!4 même des vivres à son collègue Moreau dont! l’armée en manquait et il mit la sienne en état de remporter de nouvelles!5 victoires.

KRenforcée par trente mills? hommes de l’armée de l'Océan, elle présentait un effectif magnifique de auatrevingt mille!" soldats, Hoche divisa son! infanterie en trois Corps : il confia la droite x Le Fèvre, la gauche à Championnet, le centre à Grenier, Ti rassembla sa cavalerie en grandes masses groupées selon les armes, Il mit à l'aile droite les chasseurs sous Richepanse : Klein commanda les dragons à l'aile gauche : Ney les

* “Le peuple qui souffre,14” écrivait-ill8 au Directoire, ‘est toujours désireux d’un mieux quelcon ue, et il croiti9 le trouver en changeant? sans cesse.” Voyez20 à la fin du volume les notes E et F.

20 Ÿ- Lune G

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