‹ Lazare Hoche [microforme]Chapitre 48 sur 85 · OP D RETS · texte numérisé non relu

OP D RETS

hussards "au centre, et d'Hautpoul la grosse! cavalerie

formant? la réserve. £a P «ds T'en rh Hoche voulait franchir le fleuve à la du de märs en Ave eombinant ses mouvements avec ceux de l’armèe du

5 Rhin commandée à sa droite par Moreau. Cette armée n’était pas prêtet encore. Moreau, fidèle à ses habitudes, ne voulait? agir que lorsque ses troupes seraient parfaite-

: ment approvisionnées et pourvues de tout le matériel de prod guerre indispensable en campagne. Elles ne l'éétaient 10 pas et manquaient aussi de bateaux? pour passer le Rhin. Hoche, impatient et brûlant de combattre, envoya à Moreau un équipage de pont, et le fit’ avertir que, le 17° avril, il opérerait le passage du fleuve, avec ou sans son

concours, et qu’il attanuerait les Autrichiens.

15 Ceux-ci, sous les ordres des feld-maréchaux! Warneck .

et Kray, avaient accumulé de formidables moyens de

défense entre Mayence et Dusseldorf: la tête du pont

devant Neuwied était hérissée de batteries et d'obstacles :

4 dans les environs, toutes les maisons étaient crénelées et

20 de distance en de des recoutes armées de pièces

… de gros calibre défendaient la position que Hoche se ‘<de de daposatt à enlever. :

Le 17 avril, Championnet reçoit l’ordre de sortir de

Dusseldorf, de passer la Sieg et de prendre“ à revers les

25 Autrichiens. Il obéit: Warneck, instruit! de ses

manœuvres, concentre ses furces à Dierdorf, pour

at bar l'écyaser ; mais : il affaiblit ainsi, en face de Hoche, le

Es corps du maréchal de Kray, qui défendait Neuwied.

Le gros des forces françaises, * dans la nuit du 17 au 18,

Hiogud30 se massa à Andernach, et avant!? le jour, l’armée franchit

le fleuve » Neuwied et se forme dans la plaine. Sur

le point d’être attaqué, Kray parlemente et demande

une amnistie. Hoche exige que la célèbre fortresse

d'Ehrenbreitstein lui soit rendue, et que l’armée

35 autrichienne? se retire8 derrière la Lahn, conditions

qu’une armée vaincue” pouvait” seule accepter. Kray les

rejette,” ordonne le feu et couvre” la plaine de boulets

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amadt tinbs et d’obus. L'armée française! s’ébranle alors ; rien ne.

résiste à son choc : les lignes de l’ennemi sont forcées, 40 sa cavalerie culbutée, ses formidables redoutes sont

4, 47. 10, 76 (1). 16. 435 &RK. 22. 202.

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tournées et enlevées à la baïonette. Hoche poursuit! vivement les Autrichiens jusque dans les montagnes : puis il marche sur Dierdorf pour porter secours à Championnet : celui-ci avait passé la Sieg la nuit précédente* et enlevé les hauteurs d'Ukerath et d’Altenkirchen. 6 Hoche rencontre sur son chemin, près Dierdof, un corps autrichien® de réserve d'environ huit mille‘ hommes : il l'attaque et le metÿ en fuite, tandis que, sur la droite, Le Fèvre enfonçaitf aussi l'ennemi et le poursuivait’ l'épée dans les reins jusqu’à Montabauer. 10

Telle fut la journée du 18° avril (29 germinal), dans laqüelle"® les Autrichiens, forcés dans leurs retranchements, furent refoulés au delà de la Lahn et sur le Mein, après”? avoir perdu huit mille‘ ommes, sept drapeaux, vingt-sept bouches à feul{ et soixante canons. Les 15

MP rançaisii prirent® aussitôt position à Dierdorf, Altenkirchen et Montabauer, :

La victoire n’était pour Hoche qu’un stimulant, elle l'excitait à courir!6 à de nouveaux triomphes : vainqueur à Neuvwied à la tête d’une armée de 86,000 hommes, il se 20 sentait” de force à repousser les Autrichiens jusqu’au Danube. Déjà, refoulant Warneck devant lui, il lui avait livré plusieurs glorieux'8 combats et prenaitl$ les dispositions nécessaires pour lui couper la® retraite et le séparer de l'Autriche. Son avant-garde, commandée 25 par Le Fèvre, marchait?! rapidement sur F rancfort : elle avait franchi la Nidda et se préparait?! à attaquer la place eb à charger l'ennemi quand un courrier arriva, porteur des préliminaires de paix signés par Bonaparte à Leoben. 30

Hoche suspendit sur-le-champ sa marche victorieuse, ?? renonçant”” à la gloire presque assurée de contraindre? une armée autrichienne à déposer les armes: il ne laissa percer que la satisfaction de voir arrêtée l’effusion du sang, et il écrivit au Directoire pour la lui? témoigner : 35 ‘Après avoir fait,#” dit-il, * ‘trente cinq lieues en quatre jours et triomphé dans trois batailles et cinq combats, l’armée de Sambre-et-Meuse a accueilli® la nouvelle de la paix avec la plus viveïl émotion.”

Hoche adressa en même temps à sa femme ces 40

= Bach

nu

simples lignès, pure expression! d’un cœur affect:-eux et dans lesquelles,” avec le héros, se rencontre l'époux et le

père : ‘La paix est faite,’ ma bonnet ami; ton mari / vainqueur se porte bien et t'embrasse : prendsf bien soin |

6 de notre petit enfant.” *

Les hostilités étant suspendues entre la France et

l'Autriche, Hoche reporta sur l'Irlande son ardente Lake pensée : c'est là qu'il veut’ attejndref et frapper le gouvernement anglais’ dans lequel? il voit! toujours le plus 10 redoutable ennemi de la France. D'accord avec l'amiral Truguet, il prendf toutes les dispositions nécessaires pour créer un nouvel"! armement plus formidable encore que le précédent. Les travaux!'? du port de Brest, sont activés, les vieux! vaisseaux!{ sont réparés, de nouve&ux!$ sont con- 18 struits.'® Hoche, quoique à distance, rempli: toutes les âmes du feu de la sienne : il envoie!’ au ministre de la marine les épargnos qu'il a pu! faire sur les contributions des pays conquis”; puis il court® en?! Hollande pour s'en: fau 4er tendre avec le gouvernement de la république batave,* mnt ll é. 20, alors alliée de la république française,° et se concerte / ‘avec les principaux” officiers de terre et de mer pour une descente simultanée des troupes françaises,° et hollandaises sur les ‘côtes d'Irlande. De retour dans son cantonnement du Rhin, Hoche dirige sur Brest un 25 nombreux détachement de l’armée de Sambre-et-Meuse et se rend enfin à Paris pour hâter les préparatifs de l'oxpédition nouvelle, et aussi, il faut” le dire,# pour seconder la conspiration de la majorité du Directoire contre les conseils législatifs et préparer avec eux le

930 coup d'Etat du 18% fructidor.

garmin

* Lettre communiquée,

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