DES CHOSES QUE L'ON DOIT ÉVITER
il faut éviter avec le plus grand soin de répondre aux attaques des limaçons de lettres, pour miJld
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raisons; d'abord parce qu'ils n'intéressent Je public que médiocrement, ensuite parce qu'ils ne sont pas néchants; enfin la bave qu'ils traînent après eux àche les habits.
Se garder des nouvelles oiseuses ou niaisement fallacieuses.
exemples ;
a Hier, nous assure-t-on, le prince régnant de Muflahausen a traversé Paris, se rendant à Monaco. Il paraîtrait que la politique n'est pas étrangère à l'affaire. »
» On s'entretenait fort, lundi, chez l'ambassadeur de..., de l'attitude prise par... dans les affaires de... Des gens bien informés prétendent que... Néanmoins, ces nouvelles demandent confirmation. »
Il faut également se garder de relever les erreurs des confrères, cela ne sert à rien; ils recommencent le lendemain, et l'on a l'air malveillant. Quelquefois les conséquences en sont déplorables.
On courriériste publie, il y a trois jours, l'entre-filet suivant :
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a C'est par erreur que notre confrère *** fait dire à M. Billion, après la première représentation de Charles XII :
Oui, Lorsay tue neuf chimèîes.
Ce vers est de MM. Scribe et C. Delavigne, qui l'ont mis dans la bouche de Robert le Diable, dans Topera du même nom. »
Qu'est-il arrivé? Le confrère*** n'est pas content; c'est bien naturel ; M. Billion, qui croyait avoir fait un vers, est vexé comme tout ; Lorsay est furieux ; mettez-vous à sa place. M. Scribe seul a su souffrir et se taire — sans murmurer.
Nous nous sommes laissé dire que beaucoup de romanciers ne devaient leur réputation qu'au soin extrême qu'ils cherchent à écrire des bourdes, afin qu'elles soient relevées par les courriéristes, qui leur font des réclames sans s'en douter. Nous ne disons pas cela pour le vicomte, au moins I