LE PEUPLE .VEST POL\T LE MAITRE DE LA LANGUE
De ce grand principe, que le bon usage est le maître de notre langue, il s'ensuit que ceux-là se trompent qui en donnent toute la juridiction au peuple, abusés par l'exemple de la langue latine mal entendu, laquelle, à leur avis, reconnaît le peuple pour son souverain ; car ils ne considèrent pas la différence qu'il y a entre populus en latin et peuple en français, et que ^ ce mot de peuple ne signifie aujourd'hui parmi nous que ce que les latins appellent plehs... Selon nous le peuple n'est le maître que du mauvais usage et le bon usage est le maître de notre lansjue.
{Ihid.)