‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 165 sur 511 · COMBIEN DE TEMPS POURRA SERVIR L'OUVRAGE DE VAUGELAS · texte numérisé non relu

COMBIEN DE TEMPS POURRA SERVIR L'OUVRAGE DE VAUGELAS

On objectera que, puisque l'usage est le maître de notre langue, et que de plus il est changeant..., ces Remarques

1. Aussi. Non plus. Cf. p. 11, n. 5. .3. El que. On construisait sou-

2. Phrases. Constructions, locu- vent un verbe avec deux complétions. Cf. p. 55, n. 12. ments de diverse nature.

ne pourront donc pas servir longtemps, parce que ce qui est bon maintenant sera mauvais dans quelques années, et ce qui est mauvais sera bon. Je réponds et j'avoue que c'est la destinée de toutes les langues vivantes d'être sujettes au changement. Mais ce changement n'arrive pas si à coup ^ et n'est pas si notable que les auteurs qui excellent aujourd'hui en ces langues ne soient encore infiniment estimés d'ici à vingt-cinq où trente ans...

Quand ces Remarques ne survivraient que vingt-cinq ou trente ans, ne seraient-elles i^as bien employées ?... Et toutefois, je ne demeure pas d'accord que toute leur utihté soit bornée d'un ^ si petit espace de temps, non seulement parce qu'il n'y a nulle proportion entre ce qui se change et ce qui demeure dans le cours de vingt-cinq ou trente années, le changement n'arrivant pas à la milUème partie de ce qui demeure, mais parce que je pose des principes qui n'auront pas moins de durée que notre langue et notre empire ^.

(Ibid.)

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