‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 202 sur 511 · SillaiL Fermait. Cf. dessiller. p. 11, n · texte numérisé non relu

SillaiL Fermait. Cf. dessiller. p. 11, n

3. Heur. Bonheur. Cf. p. 21, 9. 7^/ns ai/ryusZes. Les plus augustes, n. 8. Cf. p. 30, n. 8.

4. Avoir effet. Cf. p. 12, n. 3. 10. Est. Dans l'usage moderne, .5. Se l'ont pas. Le représente ne soit.

effet, qui n'est pas déterminé. Cf. p. 11. Quittant. En quittant. Cons-

83, n. 8. truction alors fréquente.

('). Ce foudre. Le mot s'employait 12. Au. Dans le. Cf. p. 11, n. 7.

alors au masculin. 13. Il vous faut affranchir. Il faut

7. Ayant des dieux au ciel. Sans vous affranchir, il faut que je vous

doute faut-il entendre y ayant, c'est- a/lranchisse.

SIRA

Délibère, cruel, consulte tes ministres ;

Nos malheurs sont le fruit de leurs avis sinistres...

Ils ont grand intérêt en la mort que j'attends ;

Ne crains point, leurs conseils iront où tu prétends.

Eh bien, perfide ! et vous, lâches suppôts de traîtres,

Qu'avez-vous résolu, mes juges et mes maîtres ?

SIROÊS

lui montrayit le poignard et le poison qu'un garde lui présente On m'a de votre part apporté ces présents \

SIRA

Eh bien ?

SIROÈS

Les trouvez-vous des témoins suffisants, Ou s'il faut autre chose afin de vous confondre ?

SIRA

Quand j'ai tout avoué, je n'ai rien à répondre ;

Je prends droit par moi-même "^ et mon plus grand forfait

Est, non d'avoir osé, mais osé sans effet.

SIROÈS

Les instruments du mal le seront du supplice : Choisissez l'un des deux, et faites-vous justice.

SIRA

C'est quelque grâce encor, je n'osais l'espérer.

Je choisis le poison, fais-le moi préparer :

Je l'estimerai moins un poison qu'un remède

Que je dois appliquer au mal qui me possède ;

Le goût m'en sera doux, au défaut de ton sang,

Dont avec volupté j'eusse éj)uisé ton flanc.

Je préfère à la vie une mort salutaire.

Qui me va délivrer des mains d'un adversaire.

Mais joins une autre grâce au choix de mon trépas;

Tyran, fais que mon fils y précède mes pas.

1. Sira avait fait porter naguère 2. Je prends droit par moi-même.

à Siroès, arrêté sur son ordre, un t , , . ^ -, -j.

poignard et du poison, entre lesquels ^^ "^^ ^^^^ ^ moi-même mon droit.

il devait choisir. — Cf. p. 12, n. 3.

Pour le voir ^, par sa mort, exempt de l'infamie De recevoir des lois d'une main ennemie ; Vivant, de son crédit tu craindrais les effets.

SIROÈS

Vos vœux sont généreux, ils seront satisfaits. Qu'il entre, Sardarigue, et remenez la reine.

siRA. avec emportement Reine est ma qualité, quand tu sais qu'elle est vaine ^ ! Hier, j'étais ta marâtre, et je tiens à grand bien De mourir aujourd'hui pour ne t'être plus rien.

{Elle sort avec Sardarigue et les gardes.)

■{Cosroès, acte V, scènes i et ii.)

1. Pour le voir. Pour que je le ne, quand tu. sais que je n'ai plus au voie. Cf. p. 54, n. 1. cun pouvoir.

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