‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 205 sur 511 · CRUAUTE D'ATTILA · texte numérisé non relu

CRUAUTE D'ATTILA

ATTILA, VALA:VIIR, ARDARIC, HONGRIE.

ATTILA

Eh bien, mes illustres amis.

Contre mes grands rivaux quel espoir m'est permis ? Pas un 3 n'a-t-il pour soi la digne complaisance D'acquérir sa princesse en perdant qui m'offense ? Quoi ! l'amour, l'amitié ^, tout va d'un froid égal ! Pas un ne m'aime assez pour haïr mon rival ! Pas un de son objet ^ n'a l'âme assez ravie Pour vouloir être heureux aux dépens d'une vie ! Quels amis, quels amants ! et quelle dureté ! Daignez, daignez du moins la ^ mettre en sûreté : Si ces deux intérêts n'ont rien qui la fléchisse. Que l'horreur de mourir, à leur défaut, agisse ; Et si vous n'écoutez l'amitié ni l'amour, Faites un noble effort pour conserver le jour.

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