‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 414 sur 511 · Figure. Emblème. ici une préséance · texte numérisé non relu

Figure. Emblème. ici une préséance

BOSSCET 461

envers les pécheurs, dont il se montre le vrai médecin par l'accès qu'il leur donne auprès de lui, faisant ressentir aux hommes une autorité et une douceur qui n'avait jamais paru qu'en sa personne. Il annonce de hauts mystères, mais il les confirme par de grands miracles ; il commande de grandes vertus, mais il doime en même temps de grandes lumières, de grands exemples et de grandes grâces. C'est par là aussi qu'il i^araît « plein de grâce et de vérité, et nous recevons tous de sa plénitude ^. »

Tout se soutient en sa persomie ; sa vie, sa doctrine, ses miracles. La même vérité y reluit partout ; tout concourt à y faire voir le maître du genre humain et le modèle de la perfection.

Lui seul, vivant au milieu des hommes et à la vue de tout le monde, a pu dire, sans craindre d'être démenti : « Qui de vous me reprendra de péché - ? » Et encore : (( Je suis la lumière du monde ; ma nourriture est de faire la volonté de mon Père : celui qui m'a envoyé est avec moi et ne me laisse pas seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît ^. »

Ses miracles sont d'un ordre particulier et d'un caractère nouveau. Ce ne sont point des signes dans le ciel, tels que les Juifs les demandaient : il les fait presque tous sur les hommes mêmes, et pour guérir leurs infirmités. Tous ces miracles tiennent plus de la bonté que de la puissance, et ne surprennent pas tant les spectateurs qu'ils les touchent dans le fond du cœur. Il les fait avec empire ^ : les démons ^ et les maladies lui obéissent ; à sa parole les aveugles-nés reçoivent la vue, les morts sortent du tombeau, et les péchés sont remis. Le principe en est en lui-même; ils coulent de source : «Je sens, dit-il qu'une vertu est sortie de moi ^w. xA.ussi persomie n'en avait-il fait ni de si grands, ni en si grand nombre ; et toutefois il promet que ses disciples feront en son nom encore de plus grandes choses : tant est féconde et inépuisable la vertu qu'il porte en lui-même.

Qui n'admirerait la condescendance avec laquelle il tem-

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