‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 440 sur 511 · Modestie. Modération. Cf. p. r. r, i - t · texte numérisé non relu

Modestie. Modération. Cf. p. r. r, i - t

148, n. 6. . V. . p. ^ Préoccupes. Prévenus.

4.' À nous rendre... justice. A ne 8. SéduiL Avec le sens originel

pas outrepasser nos droits. d'entraîner au mal.

siste toujours, et l'erreur où nous sommes que ces biens, dont le monde e?t idolâtre, sont des biens solides, capables de nous rendre heureux, nous fait concevoir des désirs extrêmes de les acquérir, une joie immodérée de les posséder, des craintes mortelles de les perdre. Nous nous affligeons d'en avoir peu, nous nous applaudissons d'en avoir beaucoup ; nous nous alarmons, nous nous troublons, nous nous désespérons, à mesure que ces biens nous échappent et que nous nous en voyons privés. Pourquoi ? parce que notre imagination, trompée et pervertie, nous les représente comme des biens réels et essentiels, dont dépend le parfait bonheur.

Pour nous en détacher, dit saint Chrysostome, le moyen sûr et immanquable est de nous en détromper ^ Car du moment que nous en comprenons la vanité, ce détachement nous devient facile ; il nous devient même comme naturel : ni l'ambition, ni l'avarice ^, si j'ose m'exprimer ainsi, n'ont plus sur nous aucune prise ^. Bien loin que nous nous empressions pour nous procurer par des voies indirectes et iUicites les avantages du monde, convaincus de leur peu de sohdité, à peine pouvons-nous même gagner sur nous d'avoir une attention raisonnable à conserver les biens dont nous nous trouvons légitimement pourvus ; et cela fondé * sur ce que les biens du monde, supposé cette conviction, ne nous paraissent presque plus valoir nos soins, beaucoup moins ^ nos empressements et nos inquiétudes. Or, d'où nous vient cetts conviction salutaire ? Du souvenir de la mort saintement méditée et envisagée dans les principes de la foi.

Car la mort, ajoute saint Chrysostome, est à notre égard la preuve palpable et sensible du néant de toutes les choses humaines, pour lesquelles nous nous passionnons. C'est elle qui nous le fait connaître : tout le reste nous impose ^ ; la mort seule est le miroir fidèle qui nous montre dans son déguisement l'instabihté, la fragilité, la caducité des biens de cette vie, qui nous désabuse de toutes nos erreurs, qui détruit en nous tous les enchantements de l'amour du monde,

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