‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 441 sur 511 · Avarice. Cupidité. est · texte numérisé non relu

Avarice. Cupidité. est

3. Si j'ose m'exprimer ainsi. Re- 5. Beaucoup moins. 'EncoremoinSt tombe SUT n'ont plus... aucune prise, 6. Nous impose. Nous trompe; qui est une locution familière. même sens que nous en impose.

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et qui, des ténèbres mêmes du tombeau, nous fait une source de lumières, dont nos esprits et nos sens sont également pénétrés : In illa die, dit l'Ecriture en parlant des enfants du siècle livrés à leurs passions, in illa die peribunt omnes cogitationes eon^m.Toutes leurs pensées, à ce jour-là, s'évanouiront. Ce jour de la mort, que nous nous figurons plein d'obscurité, les éclairera, et dissipera tous les nuages dont la vérité jusque alors avait été pour eux enveloppée. Ils cesseront de croire ce qu'ils avaient toujours cru, et ils commenceront à voir ce ce qu'ils n'avaient jamais vu. Ce qui faisait le sujet de leur estime deviendra le sujet de leur mépris ; ce qui leur donnait tant d'admiration les remplira de confusion. En sorte qu'il se fera dans leur esprit comme une révolution générale, dont ils seront eux-mêmes surpris, saisis, effraj'^és. Ces idées chimériques qu'ils avaient du monde et de sa prétendue félicité s'effaceront tout à coup, et même s'anéantiront, peribunt omnes cogitationes eorum. Et, comme leurs passions n'auront point eu d'autre fondement que leurs pensées, et que leurs pensées périront, selon l'expression du Prophète, leurs passions périront de même ; c'est-à-dire qu'ils n'auront plus ni ces entêtements ^ de se pousser -, ni ces désirs de s'enrichir, parce qu'ils verront dans un plein jour, in illa die, \si bagatelle, et, si j'ose ainsi parler, l'extravagance de tout cela. Or, que faisons-nous quand nous nous occupons durant la vie du souvenir de la mort ? nous anticipons ce dernier jour, ce dernier moment, et, sans attendre que la catastrophe et le dénouement des intrigues du monde nous développe ^ malgré nous ce mystère de vanité, nous nous le développons à nous-mêmes par de saintes réflexions. Car, quand je me p opose * devant Dieu le tableau de la mort, j'y contemple dès maintenant toutes les choses du monde dans le point de vue où la mort me les fera considérer ; j'en porte le même jugement que j'en porterai ; je les reconnais méprisables, comme je les reconnaîtrai ; je me reproche de m'y être attaché, comme je me le reprocherai ; je déplore en cela mon aveuglement, comme je le déplorerai ; et de là ^ ma pas-

1. Entêtements. Désirs obstinés. 4. Je me propose. Je me mets

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