‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 459 sur 511 · HEUREUX LE PRIXCE QUI S'HUMILIE SOUS LA MAIN DE DIEU · texte numérisé non relu

HEUREUX LE PRIXCE QUI S'HUMILIE SOUS LA MAIN DE DIEU

Dieu seul est grand, mes Frères, et dans ces derniers moments surtout où il préside à la mort des rois de la terre : plus leur gloire et leur puissance ont éclaté, plus, en s'évanouissant alors, elles rendent hommage à sa grandeur suprême : Dieu j^arait ^ tout ce qu'il est ; et l'homme n'est plus rien de tout ce qu'il croit être.

Heureux le prince dont le cœur ne s'est point élevé - au milieu de ses prospérités et de sa gloire, qui, semblable à Salomon, n'a pas attendu que toute sa grandeur expirât avec lui au ht de la mort ^, pour avouer qu'elle n'était que vanité et affliction d'esprit, et qui s'est humilié sous la main de Dieu dans le temps même que ^ l'adulation semblait le mettre au-dessus de l'homme !

Oui, mes Frères, la grandeur et les victoires du Roi que nous pleurons ont été autrefois assez publiées '" ; la magnificence des éloges a égalé celle des événements ; les hommes ont tout dit. il y a longtemps, en parlant de sa gloire. Que nous reste-t-il ici que d'en parler pour notre instruction ?

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