Au lit de la mort. Au lit de mort. Cf. p. 510, n
518 LE XVIIe SIECLE PAR LES TEXTES
pompeuses et énormes ? Quando interrogaverint vos fiUi vestri dicentes : Quid sihi volunt isti lapides ^. ? Vous leur rappellerez un siècle entier d'horreur et de carnage : l'élite de la noblesse française précipitée dans le tombeau ; tant de maisons anciennes éteintes ; tant de mères point consolées, qui pleurent encore sur leurs, enfants ; nos campagnes désertes, et, au lieu des trésors qu'elles renferment dans leur sein, n'offrant plus que des ronces au petit nombre des laboureurs forcés de les négliger ; nos villes désolées ; nos peuples épuisés ; les arts ^ à la fin sans émulation : le commerce languissant. Vous leur rappellerez nos pertes plutôt que nos con(\yxète^: Quando interrogaverint vos filii vestri dicentes : Quid sihi volunt isti lapides ? Vous leur rappellerez tant de Keux saints profanés ; tant de dissolutions -^ capables d'attirer la colère du ciel sur les plus justes entreprises ; le feu, le sang, le blasphème, l'abomination, et toutes les horreurs qu'enfante la guerre ; vous leur rappellerez nos crimes plutôt que nos victoires : Quando interrogaverint vos filii vestri, dicentes : Quid sihi volunt isti lapides ?
O fléau de Dieu ! ô guerre ! cesserez-vous enfin de ravager l'héritage de Jésus-Christ ? 0 glaive du Seigneur, levé depuis longtemps sur les peuples et sur les nations, ne vous reposerezvous pas encore ?
[Ihid.)