‹ Le 19 janvier compte-rendu aux electeurs de la 3. circonscription de la SeineChapitre 6 sur 14 · XII · texte numérisé non relu

XII

j'iItais obug< d'aller chsz l'empebeur.

Après ce récit, je puis répondre à la première question que pose ce livre, 2\i mes antécédents personnels, ni mes engagements de parti, ni la prudence, ni Thonneur ne m'interdisaient de franchir ie seuil du cabinet impérial : tout, au contraire, m^en faisait un devoir. Député, membre d'une opposition constitutionnelle, ayant maintes ibis déclaré que je tendais à améliorer et non à renverser, que je poursuivais la liberté et non la révolution, je ne pouvais sans me contredire ou me reco;inaitre hypocrite, refuser de répondre à Tappel du Souverain. Mon iionorable collègue. M, Jules Favre, n'avait pas cru contraire à son honneur de solliciter une audience pour demander la grâce d'un client :

pour parler de la liberté et du peuple, pourquoi n'auraîs-je pas accepté Taudience qui m'était

offerte? il est "des répugnances que je m'ex* plique : je comprends qu'aucune démarche ne puisse apaiser ceux qui ne se plaignent du coup d'État que parce qu'il a été fait contre eux, au> lieu d'avoir été fait avec eux. Ils ont été mystifiés; il est naturel qu'ils se montrent implacabres : pourquoi le serions-nous? Nous n'avons, été que vaincus !

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