‹ Le 19e Dix-neuvième siècle par les textes; morceaux choisisChapitre 227 sur 305 · Le lendemain, Guizot reprit tion primaire · texte numérisé non relu

Le lendemain, Guizot reprit tion primaire

Vous êtes des ingrats ' : vous méconnaissez sans cesse les biens dont vous êtes en possession ! Vous vivez au milieu de la société la plus libre qu'on ait jamais vue et où le principe de l'égalité sociale est le plus consacré. Jamais vous n'avez vu un pareil concours d'individus élevés au plus haut rang dans toutes les carrières. Nous avons tous, ou presque tous, conquis nos grades à la sueur de notre front et sur le champ de bataille.

Je ne veux pas que mon pays recommence ce qu'il a fait. J'accepte 1791 et 1792 ; les années suivantes même, je les accepte dans l'histoire, mais je ne les veux pas dans l'avenir ; et je me fais un devoir, un devoir de conscience, d'avertir mon pays toutes les fois que je le vois pencher de ce côté. On ne tombe jamais que du côté où l'on penche.

Voilà dans quel sens j'entends les mots : classes moyennes, démocratie, liberté et égalité. Rien ne me fera dévier du sens que j'y attache. J'y ai lisqué ce que l'on peut avoir de plus cher dans la vie politique, j'y ai risqué la popularité.

{Disœurs prononcé à la Chambre les 3 et 4: mai 1837 ; Calmann-Lévy, éditeur.)

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