CHANT DE CYMODOCÉE
Demeurée seule avec le vêtement de gloire, Çymodocée le considère, et le prend dans ses mains charmantes.
« On m'ordonne, dit-elle, de me parer pour mon époux ; il faut obéir. »
Aussitôt elle revêt la tunique, qu'elle rattache avec la ceinture : les brodequins couvrent ses pieds plus blancs que le marbre de Paros ; elle jette le voile sur sa tête, et suspend à son épaule le manteau : telle la Muse des mensonges nous peint la Nuit, mère de l'Amour, enveloppée de ses voiles d'azur et de ses crêpes funèbres ; telle Marcie (moins jeune,
1. Le trésor des orages. Expression que je décris ici ; et il n'y a peutbiblique. être rien de plus effrayant. » (Note