‹ Le 19e Dix-neuvième siècle par les textes; morceaux choisisChapitre 59 sur 305 · MOÏSE · texte numérisé non relu

MOÏSE

Le soleil prolongeait sur la cime des tentes

Ces obliques rayons, ces flammes éclatantes.

Ces larges traces d'or qu'il laisse dans les airs,

Lorsqu'en un lit de sable il se couche aux déserts.

La pourpre et l'or semblaient revêtir la campagne.

Du stérile Nébo ^ gravissant la montagne.

Moïse, homme de Dieu, s'arrête, et, sans orgueil,

Sur le vaste horizon promène un long coup d'œil.

Il voit d'abord Phasga ^, que des figuiers entourent ;

Puis, au-delà des monts que ses regards parcourent.

S'étend tout Galaad ^, Ephraïm, Manassé *,

Dont le pays fertile à sa droite est placé ;

Vers le Midi, Juda, grand et stérile, étale

Ses sables où s'endort la mer occidentale ^ ;

Plus loin, dans un vallon que le soir a pâli.

Couronné d'oliviers, se montre Nephtali ;

Dans des plaines de fleurs magnifiques et calmes,

Jéricho s'aperçoit : c'est la ville des palmes ;

Et, prolongeant ses bois, des plaines de Phogor

Le lentisque touffu s'étend jusqu'à Ségor *.

1. Montagne voisine de la Terre et Nephtali désignent les pays qu'ocpromise, dans le pays de Moab. cupèrent dans la suite les tribus de

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