JUIN
Et La Fayette à Féchafaud.
Quelle rage à Cobîentz , quel deuil pour tous ces princes.
Qui , partout dilIamaDt nos lois.
Excitent contre nous et contre nos provinces
Et les esclaves et les rois ! « Ils voulaieni nous voir tous à la folie en proie;
Que leur front doit être abattu , Tandis que, parmi nous, quel orgueil, quelle joie.
Pour les amis de la vertu , Pour vous tous, ô moriels qui rougissez encore
£t qui savez baisser les yeux , De voir deâ échevins que la Râpée honore^.
Asseoir sur un cliar radieux Ces héros que, jadis, sur un banc des galères
Assît un arrêt outrageant.
Et qui n'ont (-'^-^orgt' que très-peu de nos frères
Et volé que très-peu d'argent l Eh bien l que tardez*vous, harmonieux Orphées ?
Si , sur la tombe des Persans , Jadis Pindare, Escii^ie, ont tlressé des tropiiecs,
11 faut de plus nobles accents.
Quarante meurtriers, chéris de Robespierre,
Vont s'élever sur nos autels.
Beaux-arts, qui faites vivre et la toile et la pierre, Uàtez*vous, rendez immortels
delà glacière d'Avignon; il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire I le 8 prairial an ii, comme voleur et conçus* sioDuaire.
1. L'un des jours qui avaient précédé la ÎHp de Ciiiiieauvieux, Pt'liun avait dîné à la Râpée, avec des oHicieis municipaux seulement, disait-il; — avec les meneurs jacobins, affirmaient Dupont de Nemours et André Ghénier.
LE 20 JUIK 17\ȉ,
Le grand Gollot-d'Herbois, ses clients helvétiques^
Ce front que donne à des héros La vertu , la taverne et le secours des piques ;
Peuplez le ciel d'astres nouveaux.
0 vous, enfants d'Eudoxe et d'Hipparque et d'Euclide,
C'est par vous que les blonds cheveux, Qai tombèrent du front d'une reine timide,
Sont tressés en célestes feux; Par vous riieureux vaisseau des premiers Argonautes
Floue encor dans l'azur des airs ; Faites gémir Atlas sous de plus nobles hôtes.
Comme eux dominateurs des mers; Que la nuit de leurs noms enibelhsse ses voiles,
Et que le nocher aux abois Invoque en leur galère, ornement des étoiles,
Les Suisses de Coilol-d'ilerbois K