Rapport, du commandant général RamainviUiers
LE 20 JUIM 1792. 79
tard» il fut accusé d'avoir failli à ses devoirs ; la voici dans toute sa naïveté : « Les pétitionnaires du 16 juin ue paraissaient être que des individus désirant marcher sans être ralliés sous le drapeau de la force armée et sans être dirigés par les chefs reconnus par la loi ; à cause de cela, le conseil général avait dû leur opposer un ordre du jour, mais ce n'avait été c[u'un simple appel à la loi, qui, dans les circonstances ordinaires, ne méritait pas d'être notifié à l'autorité supérieure et ne nécessitait en lui-même aucune action répressive; par conséquent, avant de requérir la force contre les citoyens des deux faubourgs, qui donnaient des témoignages de patriotisme pur et vif, il était indispensable d'attendre qu'ils eussent laissé voir qu'ils enfreignaient effectivement la loi qui leur avait été rappelée ^ ! »
Le maire de Paris n'était pas, on le voit, trèsdisposé à prendre des mesures pour prévenir l'émeute qui se préparait. Maïs le directoire du département était loin de partager la quiétude de Pétion. Ne possédant aucun moyen légal d'agir directement, il n'avait qu'une chose à faire, et il la fit : c'était de rappeler au maire et à la municipalité les devoirs que la loi leur imposait. Lettres, arrêtés, conférences, il n'épargna rien pour assurer le maintien de la tranquillité publique. Le maire et les administrateurs de police furent invités à venir rendre