‹ Le 20 juin 1792Chapitre 20 sur 47 · Happort Sergent · texte numérisé non relu

Happort Sergent

de gardes nationaux manifestent la volonté de suivre leurs amis des Quinze- VingtSi et» pour éviter i'eifusion du sang, le malheureux commandant se décide à marcher, non sans protester contie la violence qui lui est faite.

Des scènes à peu près semblables, mais plus violentes, se passaient vers la même heure au faubourg Saint-Marcel. Le commandant en premier, Saint- Prix, et le commandant en second, Leclerc, dès leur arrivée au quartier générai du bataillon du Yal-detirâce, se trouvent environnés d'une foule d'hommes armés de piques, qui veulent forcer les gardes nationaux à les suivre. Les commandants rappellent la loi, se retranclieiU denière les Oidies qu'ils ont reçus. A leurs représentations, à leurs prières, la foule réplique par des injures et essaye d'enlever les canons affectés au bataillon. Déjà Saint-Prix commande aux gardes nationaux de se ranger en bataille, mais les canonniers ont abandonné lâchement leurs pièces, (|ue les hommes à piques entraînent en courant. Saint-Prix et Leclerc se précipitent, tenant d'une main leur ordre, de l'autre leurs épées. A cette vue, les émeutiers s arrêtent. Les deux coinrnandants se placent devant les canons. Mais bientôt ils y sont seuls, car tous les hommes s éloignent, à Texceptioii d'un adjudant. Menacés de mort, incapables de résister plus longtemps, ils rappellent les canonniers qui ont fui, leur remettent les bouches à feu, et croient devuii' les acconipagaer, aiin d'eiupècher que

le peuple a' abuse des armes dont il s esl emparé. Ed marchant avec la foule« ils prennent à témoin tous les citoyens qui restent sur leurs portes et à leurs fenêtres, qu'eux, les commandants de la force armée, ils ont été « contraints de marcher par la yiolence et Tinsubordination »

Vers la même heure, Perrou arrivait avec le chef de bataillon Alexandre et le président de la section des Gobelins sur le baulevard de riloijiLtd, ou déjà étaient réunis beaucoup de gardes nationaux, et une foule d*hommes et de femmes, armés de fusils, de piques, de sabres, d'épées, de bâtons. Perron parle de la loi, de l'arrêté du directoire, des lettres de Péûon; personne ne veut l'entendre; on l'invite à se mettre fraternellement à la tête du rassemble-ment; il rel'use et se retire-. Le juge de paa de la section des Gobelins, ïborillon, qui était en même temps députe, teate une nouvelle démarche, court au chef-lieu de la section pour encourager la résistance aux illégalités flagrantes qui se préparent. Hais déjà le bataillon est en marche; dans son impuissance, le couuLe civil de ^ecLloa iie peut que prier le juge-député de faire immédiatement part à l'Assemblée nationale des violences dont il a été témoin

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