Déclaration Guibout
Oigitized by
cette réponse , le commandant général tomme le dos
et disparaît rapidement ^
Cependant la populace s* entassait aux abords de la porte Royale, frappait, hurlait: « Nous entrerons quand même I » Et Mouchet , Tofficier municipal que
Ton retrouve toujours juste à la porte par où la foule va entrer, disait très-gravement aux soldats et gardes
nationaux : « Après tout, le droit de pétition est sacré. »
Le clief de la deuxième légion, Acloque , invite les otiiders municipaux présents à aller demander aux citoyens qui remplissent la place du Carrousel , de déléguer une vingtaine de personnes sans armes, s'ils ont à présenter une adresse au roi : ces vingt délègues, il promet de les conduire lui-même devant Sa Majesté , et déclare d'avance être s&r qu'ils seront bien reçus par Elle. En conséquence on ouvre le guichet. Les municipaux baranguent la foule : « Vous ne devez pas pénétrer en armes chez le roi , la cour du
4. Rapports du capitaine Lassus, du lieutenant -colonel Garle»
Château fait partie de son habitation... Le roi recevra
votre pétition» mais dans les formes prescrites par la loi. Où sont vos vingt députés sans armes? qu*ils approchent et quiis entrent seuls! » Une trentaine d'individus se présentent; sans les compter, les officiers municipaux les introduisent comme s ils étaient la députation demandée; et le guichet est aussitôt refermé par la gendat uierie
Depuis le commencement du déûlé, les canonniers des quatre bataillons du faubourg Saint-Antoine et du faubourg Saint-Marcel étaient venus se ranger avec leurs pièces au fond du Carrousel devant l'hôtel de Longueviile. Saint- Prix, au sortir de TAssembiée, où le bataillon du Val-de-6rftce l'avait entraîné de force, veut rallier ses liuuimes et leur fait faire halte sur le quai. Il expédie à ses artilleurs Tordre de quitter le Carrousel et de lui ramener ses pièces, mais les canonniers refusent d obéhr. Le commandant en second, Leclerc, accourt et réitère la même injonction : nouveau refus. Bien plus, le bataillon lui-même, chargeant ses armes malgré les ordies contraires, entraine son chef sur la place du Carrousel et prend position auprès des canons. Saint-Prix essaye encore d'apaiser sa U'oupe en pleine rébellion^ il ordonne au lieutenant des canonniers de porter les pièces en avant et de marcher dans la direction des Gobeiins. « Non ! s*écrie Tofficier, nous ne partirons point ;