Rapporte Acloque, Boucher«René, Lassus
nous ne sommes pas venus ici pour rien ; le Carrousel est forcé» il faut que le Château le soit. Voilà la pre* mièie fois que les canonniers du Val-de-(ii'ùce marchent; ce ne sont point des j... f..«; et nous allons voir!... Allons! à moi, canonniers... droit à Vemiemi^l » £t canonniers, gardes nationaux, populace , tout s'ébranle dans la direction des Tuileries.
A l'instant même où les masses vont commencer le siège de la porte Royale, contre laquelle les canons des faubourgs sont braqués, on entend un cii qui part de Tintérieur de la cour : « Ne tirez pas, on ouvre î » Aussitôt, en effet, les deux battants de la porte roulent sur leurs gonds et livrent passage à la fouk qui se précipite avec furie dans la cour Royale-. Mais un dernier obstacle peut arrêter le torrent, une grille se trouve à l'extrémité de la cour, sous la voûte qui conduit au grand escalier ; les chefs de légion Acloque, Mandat, Pinon, le commandant de bataillon Vanotte s'efforcent de fermer cette grille; ils appellent