‹ Le 20 juin 1792Chapitre 42 sur 47 · I. Le 18 ventôse an n répond au 8 mars · texte numérisé non relu

I. Le 18 ventôse an n répond au 8 mars

son , qail étoit a compagnier d'une citoyene de Versaille dont il devoit la conduire audit Versaille apprest avoir pris une voiture au bureaux du cauche il nous a fait cette de claration à dix heure moins un quard du soir à la porte du bois de Boulogne en face du ci-devant châteaux de Lamuette et apprest lui avoir Jait la demande de sa démarche nous ayant pas répondu positivement nous avons décidé quil seroit en arestation dans laditte maison jusqua que ledit ordre qui nous a été communiqoié par le citoyent Genot ne soit remplie mais ne trouvant pas ia personne dénomé dans ledit ordre , nous lavons gardé jusqua ce jourdhuy dix huit. Kt aprest les réponse du citoyent Pastourei et Piscatory nous avons présumé que le citoyent devoit estre Interrogés et apprest son interrogation estre conduit apparis pour y estre détenue par mesure de surettë générale et de suitte avons interpellé le citoyent Chenier denous dire cest nomd et surnomd âges et payi de naissance demeure qualité et moyen de subssittée ^

i. Par la teneur même de cet interrogatoire, que la aingalarité de aon orthographe et de son français rend parfois si difficile à comprendre, on voit que I*agent du comité de surreilhuice n*avait ni ordre ni mandat pour se saisir de la personne d'André Chénier, mais que faisant une visite domiciUaire chez M"* Piscatory, beUe-sœur de M. de Pastoret, ancien procureur général syndic du dupartcmoiit de Paris, ancien député à rAsscniblée législative, et, ne trouvant pas la personne qu'il y cherchait, il arrêta André Chénier comme suspect, — c'était le grand mot du moment, — et ramena à Paris pour être écroué par mesure de sûreté générale.

Les pourvoyeurs du trihunal révolutionnaire ayant mis la main sur une si belle proie se gardèrent bien de la Iftcher.

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