INTERROGATOIRE
A lui demandé commant il sapelioit
A répondu quil senomoit André Ghenier natife de Gon-
stentinoble âgé de trente et un ans demearant à Paris rue
de Glairy section de Brutus
A lui demandé de quelle ané il deuieuroit rue de Glairy A lui répondue depuis environ mil sept cent quatre
vingt douze au moins A lui demandé quel son ses moyent de subsisté A lui répondu que de puis quatre vingt dix quil vie que
de que lui fait son père A lui demandé combien que lui faîsoit son père A répondu que son père lui endonnoit lorsquil luy en-
demandoit
A lui demandé s'il peut nous dire a combien la somme quîl demande à son père par an se monte
A répondu quil ne savoitpas positivement mais environ huit cent livre à mille livre par année
A lui demandé si! na auttre chose que la somme qu'il nous déclare cy-dessus
A repondu qu'il na pas d'auttre moyen que ce quil nous a déclarée
A lui demande quelle manierre il prend son exislance A repondu tenteau chez son père tentcau chez ses amis et tel) lot chez des resteaura leurs A lui demandé quel sont ses amis ou il va mangé ordi^
iiairement
A répondu que cetoit chez plusieurs amis dont il ne croit pas nécessaire de dire lenom
 lui demandé s'il vien mangé souvent dans la maison ou nous lavons aretté
A repondu qu'il ne croyoit n'avoir jamais mangé dans cette maison on il est aresté, mais il dit avoir mangé quelque foy avec les mêmes personnes apparis chez eux
A lui demandé sil na pas de correspondance avec les ennemis de la République et la vons sommé de nous dire la vérité
A repondu au cune
A lui demandé sil na pas reçue des lettre danglaitaire depuis son retour dans la République
A repondu quil en a reçue une ou deux ducitoyent Barthélémy alorse ministre plénipotensière en Anglaitaire et
nén avoir pas reçue dauttre
A lui demandé à quelle épocque il a reçue les lettre désigaiés sy desiîus sommé a lui denous les représentés
A répondue quil ne les avoit pas
A lui demandé ce quil en à fait et le motife quil lat engagé à seodeffaire
A repondu que ce uetoit que des lettre relative à ses interrest particuUier, comme pour faire venire ses livres et auttre effest laissé en Augldiidiie et du genre de celle que personne ne conserve
A lui deaiaiidé quel sorte de genre que personne ne conserve et surtout des lettre portant son interest personnelle sommé de nous dire la vérité
A repondu il me semble que des lettre qui énonce
LB 20 JUIN un. m
l'arrivé des eflPest dësignîés cy- dessus lorsque ses effets
son reçue ne son plus d'aucune valeure
A lui refNTésenté quil nest pas juste dans faire réponse, dautant plus que des lettre personnelle doive se conserver pour la justification de celui qui à En voyé les effet comme pour celui qui les à reçue
A repond quil persiste à pensé quand des particulier qui ne mettre pas tant dexacLitude que des maison de commerce lorsque la réception des fait demandé est accusé toute la correspondance devient inutisle et quil croit que la plus part des particuliers en use insy
A lui représenté que nous ne fond pas des demande de commerce sommé à lui de nous répondre sur les motifes de son arestation qui ne sont pas affaire de commerce
A repondu quil en ignorest du faite
A lui demandé pourquoy il nous cherche des frase et surquoy il nous repond cathegoriquement
A dit avoir repondue avec toute la simplicité possible et que ses réponse contiene lexacte veritté
A lui demandé sil y à longtemps qu'il conoit les citoyent ou nous Favons aresté sommé a lui de nous dire depuis quel temps
A repondu quil les connaissoit depuis quatre ou cinqt ans
A lui demandé comment il les a voit conu A repondu quil croit les avoir connu pour la première fois chez la citoyene Trudenne A lui demandé quel rue elle demeuroit alors
m L£ 2U JUIN 1798.
 repondu sur la place de la Revolutioa la maison à Gottée
A lui demandé comment il connoit la maison à Cottée '
et les dtoyent quil demearoit alors  répondu quil est leurs amie de Tanfance A lui represanté quil nest pas juste dans sa réponse
attendue que place de la Révolution il ny a pas de maison
qui se nome la maison à Gottée donc ii vien de nous
déclarés
A repondue quil entandoit la maison voisine du citoyent
Letems
A lui représentes quil nous fait des frase attendue quil
nous a repettes deux fois la maison à Cottée
A repondue quil a dit la vérité
A lui demandée sil est seul dans lappartement qu'il occuppe dans la rue de Glairy ïï° quatre vingt dix sept
A repondue quil demeuroit avec son père et sa mère et son frère ainée
A lui demandée sil na personne pour le service
un eal impoBBBible de relever une à une toutes lee balourdises qui abondent àim les «piestions <iae le commissaire interrogateur fait au malheureux André Chénier et atnuittélles celui-ci répond avec une fine et douce ironie. Hais celle-ci passe toute croyance. Le commissaire prund 1 expression de maison à cottée ^ dont se sert André Chénier en parlant de l'hôtel de M""* Trudainc qui était contigu à celui de M"" de Pastoret, sur la place Louis XV\ pour la désignation d*une habitation dont le propriétaire se nommait à cottée. Cela rap» pelle le singe de La Fontaine qui prend le nom du Pirée pour un nom d*iiomme.
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11 y a ua domestique commun pour les quatre qui les sere
A lui demandœ ou il étoit a lepoque du dix aoust mil sept cent quatre vingt douze A repondue a paris malade d'une colique nefretique A lui demandée sy cette colique le tient continuellement et sil elle tenoit le jour da dix aoust quatre vingt douze
A répondue qui! se rétablissoit a lors d'une attaque et
que cette maladie le tiend presque continuellement depuis lage de vingt ans plus ou moins fortes
A lui demandés quelles est cette malady et quelle est le chirurgien quil le traitoit alors et sy cest le même qui letraitte en core
A répondu le médecin Joffroy latraitté au commancement de cette maladie et depuis ce temps jai suis un régime connue pour ses sorte de meaux
A lui demandée quelle différence il fait d'une attaque de meaux ou de maladies^
A repondue quil entendoit par attaque lorsque le mal est un (peu) plus violent et empêche dagire
1. Ici lu boulVonnerie est à son comble, et la demande du commissaire qui veut qu'on lui explique la différence qu il y a entre une attaque de meaux et une maladie, dépasse tout ce qu'a pu inventer Molière. On serait tenté de rire de toutes ces sottises débitées avec un imperturbable aplomb, si on ne se rappelait aassitftt que Ton va envoyer à la guiUotine celai qui a eu Taudace de &*en moquer. N*at-on pas raison de dire que Thistolre de la Révolution ressemble aux drames de Shakespeare, où le burlesque se mêle si souvent à Thorrible ?
A lui demaadée a quelle époque il apris le médecin donc il vien de nous parllee et à quelle époque il a quitté sommé de nous endonné des certificats
A répondue que sa famille le certifira que cettoit de tout temps le médecin de la maison
À lui demandé sy il montoit sa garde le dix aoust mil sept cents quatre vingt douze
A repondue quîl la montoit lorsque sa senté le parmetoit
A lui demandée sy iors du dix oust quatre vingt douze lorsqu'il à enitandue battre la générale sy il apris les armes pour vollaire au secours de ses concitoyent et pour sauvé la patrie A repondue que non qu'il étoit en core trop foible A lui demandée quelle est le motife qui lui en a empêchée
A répondue la faiblesse de sa santée dans ce moment A lui demandée de nous en donnée les preuves par les certificat signiée du cherugien et de la section vue qu*il n'est pas juste dans ses reponce A repondue quil na nent point A lui demandée que veux dire cemot a nous est comme quil nen a point A repondue quil na point de certilicatcy dessus énoncés A lui représentés quil est un mauvais cîtoyent de navoir point concourue à la défense de sa patrie vue que les boiteux et infirme on prie les armes et se sont unie sur la place avec tous les bons citoyen t pour y défendre contre les courtisans du cidevant Gapet et royaUiste
A repondue quil navoit point assée de force de corp pour le pouvoir
A lui demandée sy lord de ceste époque ses frère et son pere sy etoit rendue avec les citoyent de leur section sur les places defansifs contre les tiiaad de la Republique sommé de nous dire la vérité
A repondue que son pere etoit vieux et étoit employée a sa section et que son frère etoit vice-consuite en Espagne les auttres ne demeurant point a )a maison il y gnoroit ou ils étoils
A lui demandée ou etoit le domestique quil les servoit ou etoit il le dix oust
A repondue quil lîgnoroit
A lui représenté qua iepoque d^ cette journée que touts les bons citoyent ny gnoroit point leurs existence et quayant enliendu batte la générale cettoit un motife de plus pour reconnoitre tous les bons citoyent et le motife au quelle il setoit employée pour sauvée la Republique A repondue quil avoit dit Texate veritée A lui demandée quel etoit Texatte veritée A repondue que cetoit toutes ce qui etoit cy dessue Et apprest avoir fait la lecture du procest verbale et lavon cleau et signiée et le citoyent Chenier a déclarée quil ne vouloit pas signiée
Signé : Gennot, Gramoisiin , Boudgoust,
DUGHESNE. Comisaire