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CHAPITRE VIII

Administration. — Convois de Constuntinc. — Ravitaillements, orge, bois, convois d'argent, impôts. — Habillement et chaussure destroupes. — Barrages. — Aide du président de la commission de la Dette internationale, M. de Pienncs. — Expédition contre Majoura- Sened. — Marche sur Feriana.

Nos ravitaillements étaient pour nous une cause de graves préoccupations. Jusque-là, Gafsa avait été occupé par des troupes de la division de Constantine, et cette province avait fourni les ravitaillements. C'était 2.000 chameaux qu'il fallait réquisitionner chaque mois. Naturellement, cela ne se faisait pas sans fatiguer beaucoup les nomades de la province de Constantine et sans coûter fort cher, puisque le prix des denrées se trouvait augmenté du prix des transports, qui dépassaient dix jours de marche. Constantine réclamait donc énergiquement pour que nous nous suffissions à nous-mêmes et que nous tirassions dorénavant nos approvisionnements de Kairouan ou de Gabès. Mais à cela il y avait de grandes difficultés. Ces points, occupés depuis peu, étaient eux-mêmes faiblement approvisionnés et, de plus, une grande partie des tribus nomades de la Tunisie étant encore en insurrection, le nombre des chameaux dont nous pourrions disposer était restreint. En outre, il nous fallait absolument conserver disponibles le nombre de chameaux nécessaire pour pouvoir mouvoir nos troupes en cas de

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besoin. Le seul moyen de s'en tirer aurait été de pouvoir acheter à Gafsa les denrées dont nous avions besoin. Mais, à Gafsa, il paraissait n'y avoir aucune ressource. Cependant, avant de chercher une autre solution, nous convînmes avec M. le sous-intendant Garrig, fonctionnaire des plus intelligents et des plus actifs, de tenter un essai. Nous manquions surtout d'orge pour les chevaux et de bois pour les fours. Nous étudiâmes avec soin l'embryon de marché qui avait lieu sur la place de la Kasbah et nous vîmes qu'il s'y vendait quelques sacs d'orge au prix maximum de 22 francs. Celle que l'on apportait de Constantine y coûtait 12 francs de prix d'achat et au moins 20 francs de prix de transport. Notre parti fut vite pris : nous achetâmes tout ce qui se trouvait sur le marché au prix de 30 francs, et nous payâmes comptant sans même demander combien on en voulait. Nous fîmes pour le bois une opération analogue.

Les gens de la ville nous désapprouvèrent fortement, nous accusant de faire augmenter les prix sans raison, de leur rendre la vie impossible, de les faire mourir de faim, etc., etc.

Nous fîmes la sourde oreille, ou nous répondîmes : « Que voulez- vous? nous, nous sommes riches, et il nous plaît de payer grassement les pauvres gens. Du reste, vous êtes bien libres d'aller chercher de l'orge et de venir nous la vendre : vous ferez des bénéfices. »

Le marché suivant, il y eut trois à quatre fois plus de vendeurs. Nous achetâmes tout sans marchander et en payant ce qu'on en demandait.

Le marché après, il y avait une foule considérable,

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des masses d'orge et de bois. Nous achetâmes l'orge au prix très rémunérateur de 25 francs, et cela à notre grande satisfaction et aussi à celle des vendeurs. Notre marché était achalandé et nous étions sûrs de pouvoir y faire notre provision d'orge et de bois.

M. le sous-intendant écrivit alors à la direction des services administratifs de Tunisie pour lui proposer le système employé et lui en démontrer les avantages très évidents.

Nous assistâmes alors à une de ces chinoiseries administratives qui font de nous la nation modèle. M. l'intendant ne pouvait approuver une manière de faire aussi excentrique, aussi contraire aux usages, le prix maximum de l'orge ayant été fixé à 15 francs, si mes souvenirs sont exacts.

On reconnaissait bien qu'en réalité l'orge achetée à Gonstantine coûtait 12 francs, plus 20 francs de transport, soit 32 francs. Mais les chiffres 12 et 20 s'inscrivaient au budget sur des titres différents, l'orge d'un côté, le transport de l'autre, tous les deux corrects, réguliers, inattaquables, tandis que de l'orge inscrite à 25 ou à 22 francs au budget serait infailliblement rejetée et mise à la charge des acheteurs pour avoir fait des achats non autorisés, au-dessus du prix maximum fixé. Oui, c'est ainsi que des formules inflexibles conduisent à des insanités et à un emploi fâcheux de l'argent de l'Etat, simplement parce que la tête est animée d'un injuste esprit de méfiance envers ses serviteurs, méfiance qui supprime toute initiative, tout effort d'intelligence.

La discussion s'éternisa, et il fallut, pour en avoir

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Entrée de Gafsa.

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raison, recourir au commandement, au général commandant en chef, et obtenir de lui des ordres positifs et nets, dégageant la responsabilité des uns et des autres, et, pour les obtenir, il fallut affirmer et démontrer l'impossibilité absolue de réunir les chameaux nécessaires à ces convois.

Nous voulions aussi éviter le transport des farines et des caisses à biscuit. Il nous eût été facile d'acheter à Gafsa le blé ; mais il eût fallu construire un moulin sur l'oued Bayach. Malgré toutes les bonnes raisons que nous pûmes donner et l'insistance avec laquelle nous les fîmes valoir, nous échouâmes. Il eût fallu que l'administration avançât 30.000 francs, et il fut impossible d'obtenir son consentement.

Les corps de troupe étaient dans un grand dénûment. Après ces huit mois de marches continuelles, de travaux considérables, les effets étaient usés absolument, et cependant avec quel soin on les avait entretenus et ménagés ! — car, autant que le climat le permettait, on portait les bourgerons et les pantalons de toile.

Ce dénûment était forcé, les corps, d'après les règlements, n'ayant pas d'autre moyen de ravitaillement que les envois faits par leurs portions centrales. Quand le colonel marche avec ses bataillons de campagne, il commande au major, son subordonné, qui lui envoie naturellement avec empressement tout ce qu'il désire.

Il n'en est pas tout à fait ainsi quand le chef du détachement n'est pas le colonel, mais un simple chef de bataillon.

De plus, dans ce cas-ci, les dépôts avaient expédié

les ravitaillements d'abord à Tunis, puis à Sousse, puis à Gabès, et, dans nos marches incessantes, nous nous étions successivement éloignés de tous ces points et n'avions pu y envoyer des moyens de transport prendre nos colis. Dans ces différents ports, personne n'avait mission de nous les faire passer et personne n'avait les moyens matériels de nous les faire parvenir. Nos effets étaient donc semés partout, mais il n'y en avait pas à Gafsa.

Nous avions beau écrire, réclamer, cela ne servait à rien : il eût fallu aller les chercher. Gomment faire pour envoyer ces petits détachements traverser à nouveau toute la Tunisie? Peu à peu, cependant, le commandement s'organisait, l'ordre se faisait, et, quand nous fûmes quelque temps à poste fixe à Gafsa, portion de ees effets descendirent peu à peu sur Gabès. De là, il n'y avait que cinq jours de marche, et nous organisâmes des convois qui nous apportèrent peu à peu et bien lentement quelques ressources.

Pour parer à ces difficultés, et vu notre situation exceptionnelle, nous avions réclamé la création d'un petit magasin muni des objets les plus indispensables : souliers, chemises, pantalons de toile, flanelles, bourrerons, caleçons, etc. Ce magasin aurait fait des avances qui auraient été remboursées ou en argent ou en nature suivant les cas, mais, en tout cas, aurait paré aux besoins urgents. On refusa longtemps; mais enfin l'intervention du général en chef, encore réclamée, décida, contre les errements ordinaires, cette création, qui nous tira en partie de la misère et nous rendit les plus grands services. Nous aurions voulu

qu'on y joignît aussi un petit stock de pantalons, de capotes et de vestes, mais nous ne pûmes l'obtenir.

Nous manquions aussi d'argent, ou plutôt nous en procurer était une laborieuse affaire. Nous avions bien avec nous un payeur de l'armée, M. de Sorbiers, des plus complaisants et des plus aimables. Sa caisse avait été quelques jours approvisionnée par les versements des Ouled Ayar, mais peu à peu elle s'était desséchée et, pour la remplir, il fallait tirer des fonds de Tunis. Or le transport de ces lourdes caisses d'écus n'était pas chose simple. Il y fallait des escortes, des bêtes de somme, etc., etc.

Les points de départ et d'arrivée étaient si éloignés, que c'était toute une affaire; les troupes, pour être pourvues, auraient à peine suffi aux convois. D'un autre côté, le versement des impôts du pays se faisait directement à Tunis même; les chefs indigènes étaient donc obligés de transporter à Tunis le produit de ces impôts et, comme la route était longue et pas du tout sûre, il leur fallait aussi se procurer à leurs frais escortes et bêtes de somme. Ils se plaignaient énormément et avec raison de ce déplacement si long, si coûteux, des dangers auxquels ils étaient exposés pendant la route, ainsi que des dépenses énormes que leur imposait leur séjour à Tunis, dépenses qui, à les entendre, s'augmentaient encore des exigences de l'entourage du bey. Sans tenir compte de cette dernière raison, une bien longue expérience nous ayant appris combien l'indigène a le génie de l'invention développé en matière d'accusations de ce genre, nous proposâmes de faire verser l'impôt dans la caisse du payeur de

Gafsa et de faire rembourser les sommes reçues au gouvernement du bey par la caisse du payeur général de l'armée à Tunis.

. Mais il y avait là de nombreuses difficultés, qui cependant furent, Dieu merci, levées, grâce à l'intervention de mon ami de Piennes, membre de la commission de la Dette et plus tard ministre des finances du gouvernement du bey. Un jour que j'étais venu à Tunis répondre à une convocation du général Saussier, je rencontrai, à mon grand étonnement, dans la rue, ce vieil ami de Milianah et d'Alger, que je ne savais point à Tunis. De receveur des domaines que je l'avais laissé, il était devenu directeur d'un département en France, et un beau jour sa capacité bien connue, la rectitude de son jugement, sa probité scrupuleuse et la solidité de sa volonté de Breton lui avaient valu d'être envoyé à Tunis comme délégué de la France à la commission de la Dette internationale tunisienne. Depuis plusieurs années, il était là à essayer de mettre de l'ordre dans cette administration embrouillée. Nous fûmes bien heureux de nous revoir et de compter que nous nous rendrions, comme dans le passé, le plus de services possible.

A mon arrivée à Gafsa, il m'avait écrit pour me prier de faire, autant que cela serait possible, rentrer les impôts arriérés, ce qui, sur beaucoup de points, était très négligé et cependant impérieusement nécessaire. Les caisses, étant à sec, ne pouvaient faire le service. Les contribuables arguant des bouleversements apportés par la conquête pour ne pas payer, et l'autorité des agents du bey étant infirmée souvent par

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celle des officiers français, je m'engageai à poursuivre énergiquement la rentrée des sommes dues, mais je lui demandai d'en autoriser le versement direct à la caisse du payeur, à Gafsa, afin de l'alimenter, et le remboursement de ces sommes à Tunis par le payeur général de l'armée.

A la date du 6 décembre, de Piennes écrivait :

« Mon cher Philebert,

» S. A. le bey, sur la proposition delà commission, a décidé que, pour les recouvrements actuellement entrepris dans le Djerid et en raison des circonstances, les fonds seront versés par les caïds au payeur de l'armée française à Gafsa, qui en remboursera le comité exécutif au moyen de mandats sur le payeur général. Ces mandats seront remis aux caïds, qui les feront parvenir comme argent au président de la commission financière.

» Celui-ci leur enverra, après retrait des fonds, la quittance régulière, qu'ils produiront plus tarda l'appui de leurs comptes. Il est donc bien entendu que les caïds peuvent dès à présent verser au payeur, sans avoir à craindre de supporter la différence entre le franc et les piastres.

» Vous n'oublierez pas de dire à MM. les contribuables que c'est sur votre demande spéciale que S. A. le bey a bien voulu leur accorder de payer à Gafsa, mais que c'est pour cette fois seulement.

» Je crois bien, entre nous, que cela durera. Seulement, il ne faut rien compromettre. »

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En effet, cela a duré et dure encore, mais c'est le seul point de la Tunisie où ce bienfait ait été accordé aux populations.

Dès lors, notre existence était assurée et nos fatigues bien diminuées; de Piennes de son côté avait fait une bonne affaire, puisqu'il nous avait intéressés à la rentrée de ses impôts.

Au milieu de tous ces travaux, nous avions à nous préoccuper de la sécurité du pays et des projets des insurgés.

Les suites de la faute commise commencent à se dessiner. Au lieu de marcher sur eux franchement et rapidement, on est resté sur place. Alors, ces gens, qui fuyaient remplis de crainte, ont repris confiance et ont fini par croire qus nous avions peur d'eux. Puis, les affaires d'Egypte sont venues ébranler les esprits et remettre en circulation ces bruits éternels de pachas arrivant de Gonstantinople à la tête d'une armée pour nous jeter à la mer.

Le bey, dit-on, serait remplacé par le chef des insurgés, Ali ben Khelifat, qui déjà serait en route sur Kairouan avec Tavant-garde du pacha, etc., etc. Bref, ce pays si paisible a pris tout à coup une physionomie agitée. Il y a eu quelques assassinats de pauvres gens isolés, Juifs, Maltais ou Italiens, et des bandes d'insurgés incapables de faire face à une simple compagnie d'infanterie sont remontées jusqu'à l'Enfida et aux abords de Kairouan.

Il en est toujours ainsi. On ne va pas, au moment voulu, au point essentiel ; puis il surgit tout à coup une série tle bagarres, et alors on s'émeut, on veut cou-

Les Ofliciers de la 6e Brigade pendant les travaux du barrage à Lala.

1 Général Philebert. 3 Command1 cTAubonne, 5 Costel, ofhcier d'ordon-

2 Capit"' Le Brun, chef 1er hussards. nance du général.

d'état major. 4 Comniand' Roudaire. G Mohamed ben Salah,

caïd des Hamamas.

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rir dans toutes les directions à la fois, mettre de tous côtés des troupes en route : on les abîme de fatigue et Ton n'obtient aucun résultat.

Plus que partout ailleurs, la défensive dans ce pays est entourée de difficultés, d'impossibilités ; il faut prendre l'offensive. De mon côté, je suis assez tranquille, grâce aux précautions prises et surtout au goum que j'ai organisé et qui me permet de frapper vite et juste.

Ce peuple-là a besoin de maîtres et il veut sentir l'autorité. Et nous, ne sachant pas bien ce que nous voulons, nous lambinons toujours; il nous croit impuissants, et, pour lui prouver le contraire, il faut alors de grands efforts. Tout cela parce que la seule autorité dans la main de laquelle les pouvoirs sont concentrés est toujours trop loin, n'a confiance en personne et, par suite, est toujours en retard.

Je pense que cette armée du sultan est la même que celle dont mon ami Féraud avait signalé la présence à Tripoli. Sans doute, si cette colonne turque, avec ses 10.000 hommes et ses huit batteries, s'avançait sur Kairouan, nous aurions fort à faire, car le pays tout entier se lèverait à son approche. Mais ce n'est là qu'un de ses mille racontars bédouins, qui prennent naissance n'importe où et se colportent partout, sans que personne y croie.

Cependant, quoique je n'y croie pas non plus, je suis obligé de reconnaître qu'il y a dans le pays certaine effervescence et qu'il y a lieu de prendre quelques précautions.

Afin d'assurer nos relations avec Tébessa et l'ar-

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rivée sans encombre d'un convoi de ravitaillement de 2.000 chameaux que nous attendons, le 27e bataillon de chasseurs à pied se rend à Fériana, oasis de 4 à 500 habitants qui est à moitié chemin. Il fait route par Bir- Mekidès, Sidi-Aich, ancien poste romain ; le troisième jour il est à Fériana.

Puis, afin d'éloigner les dissidents, qui ont attaqué sur la route du Djerid une caravane de Fraichichs, de reconnaître le pays, de montrer nos troupes aux populations et de punir les gens des villages de Sened et de Majoura qui donnent asile et vivres aux dissidents et leur facilitent ainsi les moyens de faire des pointes vers le nord, on organise trois colonnes, qui marcheront concentriquement sur Majoura.

lre colonne, partant de Gilma, commandant Forget, du 33e :

3 compagnies du 33e;

2 pelotons de hussards;

30 cavaliers des Mégers avec le caïd Ben-Sellami.

(Route par la Zeddaguia le 15 mars, Bir-Safia le 16, oglat Sidi-Mhamet le 17, Majoura le 18.)

2e colonne, partant de Gafsa, commandant Malaper, du 27e bataillon de chasseurs :

3 compagnies du 27e bataillon de chasseurs ; 1 peloton de hussards.

(Route par El-Guettar le 16, Ouled-bou-Saad le 17, Sened le 18.)

3e colonne, partant de Gafsa; commandant, le capitaine de la compagnie de chasseurs à pied : 1 compagnie de chasseurs à pied ; 1 peloton de hussards ;

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Goum de la brigade.

Route par Oumel Alleg le 17, Sened le 18.

Les deux colonnes parties de Gafsa font leur jonction à Sened le 18 mars et se mettent en relations avec la colonne du commandant Forget. Les troupeaux du village qui offrait asile aux dissidents, quelques chevaux, mulets et chameaux, 150 à 200 quintaux d'orge sont pris malgré des coups de fusil tirés sur les goums et sur les hussards. La compagnie de chasseurs à pied qui les soutient s'engage dans un combat, malgré les difficultés d'un terrain très montagneux et très escarpé. Elle fait promptement lâcher prise à l'ennemi. Les troupeaux qui ont pu s'échapper se dirigent sur le village de Mech, plus au sud.

Les instructions formelles données au commandant Malaper l'empêchent de pousser sur *Mech. Mais le général prépare aussitôt les moyens de faire une expédition sur Mech et en même temps une reconnaissance de la route de Gabès pour y choisir un point intermédiaire à occuper.

D'après ses ordres, le commandant Malaper, avec trois compagnies de chasseurs à pied, le 61e (qui est à El-Guettar), une section de montagne, trois pelotons de hussards, ira coucher le 24 à Sguig, le 27 à Talha. Il y trouvera un goum des Béni Zid qu'il fera partir le soir pour tourner la montagne et prendre Mech à revers le lendemain, au moment de l'attaque. Le secret le plus rigoureux lui est recommandé afin qu'aucune Indiscrétion ne donne l'éveil aux gens de Mech,

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