‹ Le B. Albert le GrandChapitre 8 sur 18 · ENCRES · texte numérisé non relu

ENCRES

Le corps d'Albert, revêtu des ornements pontificaux, fut exposé dans l'église de son Ordre. Tout le clergé de la ville, son archevêque en tête, beaucoup de nobles, une foule innombrable de peuple assistèrent à ses funérailles. Cette cérémonie se fit au milieu d’un deuil universel.

L'église de Ratishonne vint réclamer la dépouille de son ancien évêque, mais ses frères ne voulurent pas se dessaisir d’un si précieux trésor. Ils déposèrent son corps au milieu du chœur des religieux, à la place désignée par lui. On y grava sur le marbre cette simple inscription : L'an du Seigneur 1280, le 15" jour de novembre, mourut le vénérable Seigneur frère Albert, ancien évêque de Ratisbonne, de l'Ordre des Frères-Prêcheurs et maître en sacrée théologie : que son âme repose en paix.

Terminons ce chapitre par une belle page du vénérable Humbert de Romans, V"° général des Frères-Précheurs, contemporain et ami d'Mbert.

« Cet homme célèbre, dit l’ancien Souverain du Dauphiné (1), frère Albert, semblable à l'arbre de’ vie planté au centre du paradis terrestre, porta sans relâche des fruits d'honneur et de grâce. A ne considérer que les apparences extérieures, il était

(1) C’est à tort que le docteur Sighart donne cette qualification au Vén.Humbert.C’est Humbert II, entré dans l'Ordre des Frères-Précheurs 72 ans après la mort du Vén. Humbert, qui donna le Dauphiné au roi de France à condition que l'héritier du trône prendrait le nom de Dauphin.

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