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d’une taille avantageuse et bien doué en forces physiques. fl avait un corps formé d’après les plus belles proportions et parfaitement fait pour toutes les fatigues du service de Dieu.
« Depuis le jour où il entra dans l'Ordre, il marecha courageusement dans le chemin de la justice par l'observation des règles et la mortification de sa chair, cherchant ainsi par un long martyre à triompher des poursuites de l'ennemi. Il passait souvent les nuits dans la prière, et, dans ses sublimes contemplations, il s'offrait lui-même en holocauste sur l'autel du cœur. Le jour, il célébrait les divins mystères sur l'autel sensible avec la pureté d'âme la plus grande et le plus ardent amour. Il était sans cesse occupé, soit à lire, écrire, dicter, soit à prêcher ou à entendre les confessions. Jamais il n’accorda de repos à son esprit dans les œuvres divines: Et, comme la sagesse n'entre point dans les âmes mauvaises et n’habite pas dans un corps asservi au péché, il conserva toujours la pureté de sa conscience, afin de pouvoir lire avec fruit les saintes Ecritures, qu’il aimait passionnément. Embrasé des flammes de la charité, il travaillait au salut du prochain avec des succès inouis. L'exemple de sa sainte vie, sa piété angélique, sa prodigieuse érudition, et son zèle infatigable à déraciner l'erreur, lui procurèrent une incroyable influence, non-seulement en Allemagne, mais presque par toute la terre.
SSI ES
« Bien que très-aimable dans ses exhortations, il était sévère dans ses reproches et l'ennemi mortel des vices. Il fut aussi un modèle de grandeur d'âme; car, dans le soin qu'il prenait de ses frères en Jésus-Christ, il ne connaissait ni rois ni puissants de la terre. Comme prédicateur, il pesait tout dans la balance de la justice et distribuait à chacun selon ses besoins, soit qu'il parlât aux riches ou aux pauvres. Il frappait tout le monde avec la flèche de la vérité. Il édifiait partout où il séjournait.
«Ilse montra toujours véritablement évangelique par l'observation de l'humilité et de la pauvreté qu’exige la règle de l'Ordre. Quand, dans la visite des couvents, il excitait les frères à la pratique du saint zèle, tous écoutaient avec un extrême plaisir la parole de Dieu, qui s’échappait de ses lèvres comme d’une source du paradis. Ses ordonnances qu'on retrouve encore dans beaucoup de couvents, prouvent la sollicitude avec laquelle il veillait sur ses religieux. Quand quelquefois, sur l’ordre du Saint-Siége ou à la prière des évêques, il visitait dans leur diocèses les maisons de moines, de chanoines réguliers ou de religieuses, afin d'y rechercher ce qui s’y pratiquait contre les règles et la perfection, il ramenait avec un zèle admirable dans la voie de l’'observance tous ceux qui avaient eu le malheur de s’en éloigner. Or, comme il était un miroir sans tache de toutes les vertus, et qu'on