‹ Le babillardChapitre 171 sur 356 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SIGISMOND, CLOTALDE, ARLEQUIN, caché.

SIGISMOND

Mes maux sont éternels comme ma solitude,

Et mon esprit éclairé par l’étude Ne sert qu’à les approfondir,

Et qu’à me faire mieux sentir Les horreurs de ma servitude.

Mais je vois devant moi le tyran de mes jours. Dis-moi, de mes tourments quand finira le cours? Quand pourrai-je un instant jouir de la lumière,

Ou de ta bouche au moins apprendre qui je suis? Dévoile-moi...

CLOTALDE.

Je ne le puis.

Soumettez-vous.

SIGISMOND

Voilà ton langage ordinaire,

Et je ne vois jamais mes doutes éclaircis.

Cependant si j'en crois les livres que je lis,

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