‹ Le babillardChapitre 206 sur 356 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ARLEQUIN, RODERIC, Soldats.

RODERIG.

Vive, vive Sigismond!

ARLEQUIN

Di,

Que lui veux-tu donc, mon ami?

Et qui te fait crier jusqu’à perle d’haleine?

RODERIG.

Êtes-vous le prince, seigneur?

ARLEQUIN

C’est selon; apprends-moi ce que tu veux lui dire?

RODERIG.

L’illustre Sophronie, armée en sa faveur,

De rompre sa prison a chargé ma valeur Et l’a fait proclamer souverain de l’empire.

ARLEQUIN

En ce cas-là, je suis le prince Sigismond.

Brisez mes fers et vengez mon affront.

RODERIG, répète.

Brisons ses fers et vengeons son affront.

Holà! eh donc! messieurs, doucement, prenez garde, Vous allez renverser la tour:

Les murs n’en valent rien; et songez en ce jour Que c’est votre vrai roi que ce péril regarde.

RODERIC, après l’avoir mis on liberté.

Souffrez (pie vos sujets, soumis, humiliés,

Se prosternent tous à vos pieds.

(ils se prosternent tous aux pieds d’Arlequin.) ARLEQUIN, à part.

Profitons de l’erreur; et, sous cet habit mince, Jouissons un moment du plaisir d’ètre prince.

Je trouve ce métier fort doux.

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