ACTE III, SCÈNE VIII
Il autorise même une liberté pleine;
Et du ton, en un mot, dont on vit à présent,
C’est de tous les états le plus indépendant.
LUCINDE
Je me consolerais si j’allais être unie Au destin d’un époux dont je serais chérie.
ér aste.
Si l’ardeur d’un amant qui n’adore que vous Peut avoir cette gloire, il est à vos genoux.
MARTON
Pour le coup l’y voilà.
FRONTIN, à Éraste.
Quel est votre délire !
Que faites-vous, monsieur ?
ÉRASTE
Ce que l’amour m’inspire.
LUCINDE
Quoi ! l’hymen n’a plus rien d’effrayant à vos yeux?
ÉRASTE
Non ; j’attends de lui seul mon bonheur précieux : Votre frayeur pour lui...
Diminue : et sa chaîne, Partagée avec vous, me fera moins de peine.
ÉRASTE
Ces mots comblent mes vœux et passent mon espoir.
Je suis charmée.
FRONTIN
Et moi, je suis au désespoir.