‹ Le babillardChapitre 327 sur 356 · BELFORT, CONSTANCE · texte numérisé non relu

BELFORT, CONSTANCE

BELFORT, à part.

La voilà, par bonheur, seule présentement.

(Haut.)

Parlons-lui. Ma cousine, arrêtez un moment;

J’ai pour vous une lettre.

CONSTANCE

Et de qui ? je vous prie.

BELFORT

Ne vous alarmez pas. La mère d’Emilie Vous l’écrit.

CONSTANCE

C’est ma tante ? Ah ! donnez ce billet. Milord me permet-il?...

BELFORT

Oui; milord vous permet.

(Constance lit bas.)

Comment donc ? en lisant la lettre d’une tante,

Vous riez, rougissez ? La chose est donc plaisante ?

CONSTANCE

Vous allez en juger. On vient de me marquer Que je dois sur-le-champ vous la communiquer.

(Elle donne la lettre à Belfort)

BELFORT lit.

« Il s’offre pour vous, ma nièce, un parti que ue crois « très-convenable. Milord Fauster, qui vous a vue « chez moi, a pris pour vous une belle passion, et « vous demande en mariage. Il est riche ; il vous aime. « Voilà deux grandes qualité pour vous rendre heu- « reuse, vous qui n’avez que la beauté pour dot et la « jeunesse pour héritage. Milord, mon gendre, contt naît particulièrement ce vieux seigneur : montrez- « lui ma lettre, et consultez le là-dessus. Je sais qu’il « s’intéresse à vous, et je crois qu’il sera de mon « avis. »

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