‹ Le Baccalauréat de l'Enseignement SecondaireChapitre 15 sur 447 · DAC TI ED · texte numérisé non relu

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) Cf. Ibid, p. 805.

) Cf. Ibid, p. 806.

(15) Cf. Gréard, Education et Instruction, Enseignemen SU aris, Hachette, 1877, p. 98. ; FSU

(16) Cf. Enquêtes et documents. XVIII, p. 642. Les opinions de la Faculté

des lettres de Paris sur le baccalauréat avaient été résumées dans un remarquable rapport de Croiset.

(17) Cf. Ibid, p. 516.

(A8)Cf. Ibid, p. 264.

49) Cf. Ibid, p.352.

(20) Cf. Ibid, p. 447.

(21) Cf. Ibid, p. 207.

(22)1CP TA, p.90;

(23) Cf. Ibid, p. 782.

(84) Cf. Ibid, p. 289.

Montpellier (1), de Toulouse (2) estiment que le diplôme, délivré par d’autres que les professeurs de l’enseignement supérieur, n’aurait plus ni la même valeur, ni le même prestige, que si l’autorité des Facultés inspire confiance c’est qu’elle est indépendante et ne se règle que sur l'intérêt des études, enfin qu’il est préférable, au point de vue pédagogique comme au point de vue social, de ne pas donner aux candidats, pour juges, leurs propres professeurs.

Certaines assemblées poussent leurs objections plus loin encore, à tel point qu’elles prennent le ton indigné d’un réquisitoire contre l'atteinte qui serait portée à l’autorité morale des professeurs de Facultés et la violation qui en résulterait de ce qui est pour eux un droit indiscutable. La collation des grades est la plus haute prérogative des Facultés : elle est aussi leur principale raison d’être et leur honneur. « Enseigner les principes, conférer les grades universitaires, déclare l’assemblée des professeurs de la Faculté de droit de Douai (3), voilà la double mission sociale des professeurs de Faculté ». — « Sans doute, en province, les professeurs de Faculté travaillent et produisent, écrit le Recteur de l’Académie d'Aix (4) ; mais les Facultés de province, malgré la valeur hautement reconnue de leurs maîtres, ne passent point encore aux yeux du public pour des centres d’activité scientifique et ne jouissent point sous ce rapport de l’autorité à laquelle elles ont droit. Ce qui leur donne une autorité morale incontestée, ce qui, au Jugement du plus grand nombre, et il faut compter avec l'opinion commune, les rehausse et les met hors de pair, c’est qu’elles constituent un tribunal toujours respecté devant lequel viennent se présenter les Jeunes gens désireux de prouver qu’ils ont fait dans les établissements d'enseignement secondaire, de sérieuses études générales ».

Introduire des professeurs de l’enseignement secondaire dans les jurys apparaît aux professeurs de la Faculté des lettres de Dijon comme « un acte de défiance que la Faculté repousse », et comme «une menace de conflits perpétuels qu’il vaut mieux éviter » (5). La Faculté des lettres de Lyon, voulant rester maîtresse absolue de l’examen, va même jusqu’à écarter tout autre élément d’information que le témoignage fourni par les dossiers de composition et d'interrogation : elle « repousse toute pression exercée sur elle par le moyen de notes officiellemnt communiquées sur le compte des candidats » (6).

Si l’enseignement supérieur refuse de se laisser dépouiller de ce

(1) Cf. Ibid., p. 464.

(2) Cf. Ibid, p. 867.

(3) Cf. Ibid, p. 261.

(4) Cf. Ibid, p. 44.

(5) Cf. Ibid, p. 213.

{6) Cf. Ibid, p. 417.

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