I. — 9 Octobre
(Lettre du Recteur de l’Académie de Paris.)
L’attention de M. le Ministre a été appelée sur les inconvénients que présente l’admission dans les classes de philosophie d’élèves qui ne possèdent pas la première partie du baccalauréat, admission le plus souvent demandée au profit d’élèves refusés à la première partie du baccalauréat en juillet et en octobre, et bien décidés à se présenter à nouveau à cet examen l’année suivante.
M. le Ministre estime que la présence de ces élèves dans les classes de philosophie, et leur rentrée en cours d’année dans les classes de Première, est de nature à jeter le trouble dans les études, sans qu’il en résulté un profit réel pour les intéressés.
«< En conséquence, m'’écrit-il (6 octobre), MM. les Proviseurs devront exiger désormais, de toute famille qui demande l’admission en philosophie d’un élève non bachelier, l’affirmation écrite que cet élève ne se présentera pas au baccalauréat dans l’année scolaire, étant bien entendu que cette affirmation permettrait au chef d’établissement de s’opposer, le cas échéant, à un changement de classe réclamé en cours d’année. »
Il ajoute qu’ « au cas où la famille refuserait de fournir cet engagement et manifesterait par ce refus même l'intention de faire préparer à l’élève la première partie du baccalauréat, le proviseur aurait qualité pour imposer la classe qui assure le mieux cette préparation, en l’espèce une division de Première ».
Je vous prie de vouloir bien assurer l’exécution de ces instructions.