‹ Le Baccalauréat de l'Enseignement SecondaireChapitre 170 sur 447 · MM · texte numérisé non relu

MM

CHARLÉTY, Recteur de l’Académie de Paris, Président.

CAVALIER, Directeur de l'Enseignement Supérieur.

Vraz, Directeur de l'Enseignement Secondaire.

MaAURAIN, Doyen de la Faculté des Sciences de l’Université de Paris. DELACROIX, Doyen de la Faculté des Lettres de l’Université de Paris. BLUTEL, Inspecteur Général de l'Enseignement Secondaire.

PARODI, Inspecteur Général de l'Enseignement Secondaire.

BECK, Proviseur du Lycée Henri IV.

RODRIGUES, Professeur au Lycée Janson de Sailly.

BLANCHARD, Professeur au Collège de Meaux. s

PAcAUT, Secrétaire de la Faculté des Sciences de l’Université de Paris GUIGUE, Secrétaire de la Faculté des Lettres de l’Université de Paris.

M. le Recteur, présidant, après avoir ouvert la séance donne la parole à M. Delacroix, pour l'exposé des projets de réorganisation qui ont été envisagés par les Facultés.

M. Delacroix fait observer que la question la plus grave est celle de la composition des JUrTYyS pour lesquels aucune élimination n'est possible, en raison du trop petit nombre d’examinateurs bénévoles venant de l’enseignement secondaire. Il estime qu’il est indispensable de rétribuer immédiatement, d’une façon convenable le service très pénible du bacca-

lauréat. Il propose 10 francs par Copie et par interrogation : D en P I ogation ; 100 francs

| Pour l’organisation matérielle, M. le Doyen Delacroix estime qu’il faudrait généraliser, le plus possible, l'emploi des salles de classe dans les Lycées, qui a donné toute satisfaction au point de vue de la surveillance, mais, étant donné que les Doyens n’ont aucune aulorité sur l’enseisnement secondaire, ni même la possibilité d’exercer un contrôle, il estime que l’on devrait créer, dès maintenant, un Office central du baccalauréat dont la direction serait confiée à un Inspecteur d'Académie et qui, sous le contrôle du Recteur, s’occuperait de toutes les opérations des examens du baccalauréat, Enfin, M. le Doyen Delacroix estime que le sujet unique est absolument indispensable pour éviter une protestation plus ou moins justifiée des candidats qui établissent des comparaisons entre les différents sujets donnés à une même session. La Faculté des Lettres, à Paris, tient essentiellement au sujet unique pour éviter le retour des incidents tumultueux et du véritable scandale de certaines sessions d’il y a quatre Où Cinq ans.

M. le Doyen Maurain s'associe entièrement aux paroles de M. Delacroix, et il montre comment Penseignement primaire de la Seine a su organiser « l'Hôtel des Examens » dans de vastes locaux, avec un bureau permanent dirigé par un chef, assisté de neuf collaborateurs et d’une Commission des examens permanente, Une imprimerie spéciale existe même à cet Hôtel des examens. Il souhaite qu’il soit possible, dans l’avenir, d'établir une organisation analogue pour le baccalauréat.

M. Rodrigues s'associe aux propositions des Doyens en ce qui concerne l’organisation d’un Office du baccalauréat et demande que les professeurs de l’enseignement supérieur soient eux aussi, rénumérés. Il se plaint qu'un grand nombre d’assistants et de chefs de travaux remplacent les professeurs de l’enseignement supérieur ; il explique l’insuffisance du nombre des examinateurs de l’enseignement secondaire, non pas tant par le fait d’une rémunération tout à fait insuffisante, mais par une véritable crise de moralité, en raison des nombreuses fuites et fraudes qu’il a déjà signalées.

MM. Vial, Delacroix, Cavalier et Maurain insistent pour qu’on leur apporte les preuves écrites de ces fuites ou de ces fraudes, preuves qu'ils n’ont pu avoir jusqu'à présent.

M. Rodrigues voudrait que l’on renonçât au sujet unique et que l’on fit imprimer, chaque année, 30 sujets différents qui seraient tirés au sort à la dernière minute.

M. Vial, Cavalier, Delacroix montrent l'impossibilité de réaliser semblable réforme. M. Rodrigues déclare que l’enseignement secondaire ne collaborera qu’à un baccalauréat qui lui donne toute garantie au sujet de la probité intégrale et absolue de l'examen ; sans ces garanties, l’enseisnement secondaire préférerait voir supprimer l'examen. |

MM. Delacroix et Maurain approuvent cette dernière suggestion.

La discussion générale étant close, la Commission émet : |

1° À l’unanimité, le vœu que la rétribution des membres de l’enseignement supérieur et secondaire soit fixée, dès juin-juillet 1936 à 10 francs par copie et interrogation ; 100 francs par surveillance. : e

2° À l’unanimité, moins la voix de M. Rodrigues, que cette année encore le Ministre donne un sujet unique pour toute la France, comme l’année dernière, afin d'établir la jurisprudence nécessaire pour la sanction des nouveaux programmes de l’enseignement secondaire.

3° À l’unanimité, que l’on généralise l'expérience tentée dans les lycées et qu’on utilise de plus en plus les petites salles de classe.

4° À l’unanimité, que, dès maintenant, un Office Central du baccalauréat soit créé par le Recteur ; que sa direction soit confiée à un Inspecteur d’Académie, délégué par le Recteur, et ayant toute autorité pour établir la coordination entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur. Ê Ex N

M. Cavalier résume les délibérations de la Commission et montre qu’en départementalisant les examens, il serait possible d'éviter une centralisation exagérée, qu’en faisant présider plusieurs jurys par le mème professeur de l’enseignement supérieur on arriverait à créer plus d'uniformité dans la notation des candidats. Il promet, enfin, de faire tout Sn possible pour donner aux Facultés les ressources suffisantes pour organiser convenablement ces examens.

LB

S'il n’était pas possible d’obtenir, dès maintenant, les tarifs demandés par la Commission, peut-être serait-il possible, tout au moins, de faire la perception de droits au profit des Facultés.

MM. Charléty spécifie qu’il faudrait compter au moins 50 francs par candidat.

La séance est levée à 12 h. 30.

Circulaire relative à l’emploi des caractères gothiques manuscrits.

23 Mai 1930

La question m’a été posée de savoir si l'emploi des caractères gothiques manuscrits (Fraktur) était obligatoire aux épreuves écrites de lansue allemande à la première partie du baccalauréat de l’enseignement secondaire.

Aucun texie n’a précisé jusqu'ici la question. Dans l’ensemble des Facultés, la règle est la liberté. J’estime qu’il n’y a pas lieu de s’en départir, d'autant plus que le même choix est laissé en Allemagne aux candidats. La « Fraktur », en faveur de laquelle on peut d’ailleurs produire des arguments non négligeables, est de moins en moins usitée dans ce pays.

En conséquence, il y a lieu de donner en caractères latins les sujets de version et de composition allemandes et de laisser d'autre part toute liberté aux candidats pour l'emploi aux épreuves écrites (composition et -thème) des caractères soit gothiques, soit latins.

Je vous prie d'en aviser MM. les Doyens des Facultés des Sciences et des Lettres.

Décret relatif aux indemnités pour le service des examens. 24 Juin 1930

Article premier. — En dehors du remboursement des frais de voyage et de séjour auxquels ils ont droit par application des dispositions du décret du 2 décembre 1926, les professeurs et fonctionnaires ressortissant à l’enseignement supérieur, et toutes autres personnes appelées à faire partie des jurys d'examens et concours ci-dessous visés, recevront les indemnités suivantes, savoir

Examinateurs visés aux articles premier et 2 du décret du 6 mars 1928, à l’exclusion des membres en exercice des Facultés des Sciences et des Lettres ;

Epreuve écrite : 2 fr. 50 par candidat.

Epreuve orale : 2 fr. 50 par candidat.

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