CHAPITRE X
Notre bachelier devient précepteur du neveu d^ua joaillier de Gucnça. Par ses soins et ceux du seigneur Die'go Cintillo , il fait un moine de son écolier. Rencontre fâcheuse qu'il fait. Il retourne à Madrid.
Je partis secrètement de Tolède un ma-> tin avec un muletier qui allait à Cucnça ,
ville des plus célèbres d'£lspagne. Peu de jours après que j'y fus arriTe, le maître de rhôtellerie où j'étais loge me dit qu'il connaissait un vieux prêtre qui se mêlait de placer des précepteurs pour certainesomme qu'il exigeait de leur reconnaissance , et cette somme , selon la place , était plus ou moins considérable.
Je m'informai où demeurait ce prêtre , et l'étant allé trouver, je lui demandai s'il y avait quelque poste de précepteur vacant. Il me répondit qu'il y en avait plusieurs \ et, comme je lui dis que j'étais un bachelier de Salamanque , il s'écria : C'est faire votre cloge en un mot. Je n'ai pas besoin d'en savoir davantage. Je vais vous présenter moi-mêmeau seigneur Diego Cintillo , le plus riche et le plus fameux joaillier de Cuença. Il cherche un homme habile et vertueux pour mettre sous sa conffuite un neveu dont il est tuteur. Je crois (jiie vous lui conviendrez parfaitement.
Le vieux ecclésiastique me mena sur le-
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champ chez Cintillo, auquel il r^ondit de moi sans me coDuattro , et qUt itie reçut dans sa maison sur le pied de cinquante pistoles dfappointemeBS , ce que je jugeai à propos d'accepter en attendant une meil* leure place. Le joaillier ^tait un homme qui faisait le dérot. Il avait toujours un rosaire à la main , passait une partie de la journ<^e à Téglise , et conciliait avec cela fort bien le mc^tier d'usurier, qu'il exerçait si secrètement^ que personne ne Fignoraît dans la TÎUe.
Pour plaire à ce personnage, j'eus soin de me parer d'un r^tërieur pieux , ce qui s'accordait à merveille avec son hypocrisie. Il fît appeler son neveu , qui était un garçoTi de dix-sept à dix-huit ans ; et me le présentant : Vous voyez, me dit-il , le disciple que j'ai à vous donner : il sait déjà lire et écrire ; il entend même un peu les auteurs latins. Enseignez -lui lu philosophie , et surtout attachez-vous à le porter à la vertu j car c'est le principal.
PART.^ ï. -CHAP. X. 8l
Mon nouTel ecoHer s'appelait Chrysofttome. 11 avait rintelligence si épaisse que mes- premières leçons furent en pure perte pour lui. Je ne pus m'empécher âeclire à son oncle que je ne ti'ouvais dans mou élève aucune disposition à profiter de mes préceptes, et que je désespérais enfin d'en &iire un philosophe. ISe vous rebutez pas» monsieur le bachelier, me re'pondit-il; je sais bien que Chiysostôme jest un sujet pesant. Aussi ne serai-je pas. fisses injuste pour me plaindre de vous , si vèus ne ix>uvez le rendre savant.
£ntre nous, conlinua-t-il,! jevons'dirai que j^ai dessein d'en faire un moine. Je lo crois- né pour le froc. J'interrompis le joaillier dans^ cet endroit: Ah I seigneur Diego , lui dis-je , gardea^vous bien de forcer les inclinatioos de monsieur ^votre neveu ; le nombre des mauvais moines n'a pas besoin d'être augmenté. Que dites- vous ? reprit •Clatillo d'un air étonné. A Dieu ne plaise que j'aie envie de contraindre Chrysostôme I. 6
Sa hE BACHELIER.
et d'«& faite un reKgîeuz malgré ini ! Bendez*moi plus de justice ^ je ne veux que son bien. He le aroyxatpsuiait pour le inonde, je soniuâterais qn'ii «mbnanit la vie religieme de son bon -{^ë. Atâei«aoi , îe tovs piîe , i le tourner ée oe c6ttf-là. Je double T06 bonoraires pour mieux voue engager à ne seconder. Unissens-nons tous ^euK pour lui faire prendre tce ptarti , qui dans le ibnd est le meiUeiHrb Q«e j'auruîs de plaisir à Toir mon aereii Ti^re sainteRient dans un monastère 1
Le bon joaillier ne disait pas tout : outre fe plaisir /«lu'il. se disait d'avoir un nou- Teau saint CbrysDstdme dans sa famille, il n'e'tait pas §ÊK/tké de fiiire nH»ine un rîcbe neveu dont il devrait bériler dans ce caslâ . J^entrai donc dans ses yues , devant -être paye pour cda , et je m'ërtgeai en prédicateur. Je commençai â dëdkimer contre ie monde , et à ranter à mon disciple les dou* cours dte Téta t monastique. Cintillo, de son o6te' , lui préobaitsaBS cesse la même chose ^
de sorte que le pauvre enfant , étourdi de DOS sermoni , qu'il prenait sottement au IHed de la lettre , entra au bout de dix mois au noviciat du grand couvent des pires de Saint^Dominique, on persévérant dam sa ferveur, il procura an joaillier son oode , le plaisir de le voir profés et d'hériter de tout son bien. Alors le seigneur Diego , n'ayant plus besoin de moi , me paya raeslioDoraires que j'avais si bien ga* gndg ; car j'avais -presque tous les jours été voir Chrjsostôme pendant son noviciat pour l'eatretenir dans ses bons senttmeos. Si bien que Gintillo et moi , nous nous se* paiimes également satis£aits l'un de l'autre. Pe« de temps apoès, je quittai le séjour de Ctten^ , sur un avis qni me fut donné , et que je ne crois pas devoir passer sons si- Uaoe. Un jour qu» je marchais en rêvant ^n» la rue, je me sentis £rapper douce^ inent sur l'épaule. Je tournai auasitàt la ^te , et j'aperçus un homme que je reconluu pour on des deux braves qui m'avaient
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conduit de Madrid à Ldganez. Je frémis à la vue de cet oiseau de mauvais augure , et je lui di»aYec émotion : Comment donc, seigneur spadassin , serais-je encore assea malheureux pourrons avoir a mes trousses ? £sl-ce que je n'ai pas gardé mon ban ? Pardonnez-moi,-iBe re'ponditril en riant /vous êtes un homme de parole , et nous n'avons plus aucune affaire â démêler ensemble. Je vous déclare même qn0 vous pouvez retourner à Madrid, si vous ]e souhaitez.
Je vous> entends , lai répliqual-je , dona Louise est morte , apparemment ? Non , répartit le brave , elle est encore vivante , et vous pouvez renouer avec elle si le ccBur voua en dit : nous ne vous en empêcherons pas. Je vais vous en apprendre la raison : c'est que notre troupe s'est séparée à l'occasion d'un difiérend survenu entre deux de nos messieurs , poiir l'amour de la Gitanilla , de cette petite brune avec laquelle vous avez soupe uu soir , et qui vous a paru si jolie. Ils se sont battus en duel ,
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pour savoir qui des deux la posséderait seul , et il& ont eu le malheur de s*enfiler Fun et Fautre. Cet événement a donné lieu à une séparation générale, et chacun de nous s^est retiré où il a touIu.
Cette nourelle me causa une joie infinie , et je ne manquai pas de reprendre bientôt le chemin de Madrid , ayant d^autant plus d'envie de revoir cette vOle , qu'il m'^avait été défendu , sous peine de la vie , d'y remettre le pied.
CHAPrrRE XI.
Doa Chérubin rctouxm* à Madrid, oà il rencontre par hasard un honune qui lui dit det nooveUe« de dona Louise de Padilla. Cette dame le faiC entrer au service du duc d'Uxède en q^ualité da secrétaire en second. Connaissance qu'il fait de don Juan de Salzédo. Faible, de ce don Juan. Description d^un bal où don Chérubin se trouve. Il part pour Naples en qualité de courrier extraordinaire du comte d'Urenna.
Je ne fus pas sitôt à Madrid, que le hasard me fît rencontrer Martin Cinquillo, mon ancien hôte , celui qui m'avait place chez dona Louise de Padilla. Nous nous reconnûmes sans peine Tun Tautre. Monsieur le bachelier , me dit-il d'un air étonne , est-il possible que je tous revoie sain et sauf, apr^s Taventure qui vous est arrivée ? J'ai cru , je voas l'avoue , que les
spadassins quirons enlevèrent rous avaient été Ja vie, et dona Louise aetn-eâenient vous compte parmi les morts. Qtte je vais lui causer de joie en kii apprenant qne vous vivez encore! Venez demain diet moi, ajottta-t-i) , et je vous êSrai comment elle aura reçu cette nouvelle.
Curieux de savoir de queïle façc« cette dame serait affecta de mon Vetour à Madrid , je ne manquai pas , le jour suivant , de me rendre chez Cinquillo , où je trouvai la dame Rodrî^ez qui m'attendait.
IVabord que cette bonne vieille m*apercut • elle vint au-devant de moi, et m*èm • brassant la larmo à Foeil : Soyez le bien revenu , s'ëcrîa-t-elle , seigneur don Chërubîn ! H^ia» l ma mattresse et «aoî noua avions perdu Fesp^rance de vous revoir. Nous nous imaginions que tous les Paditta, irrita contre vous , avaient eu la emaul^ de vous sacrifier i leur ressenthncnt. Que nous nous sommes aflUf;ëes dans cette erreur!- que TOUS avez coûté de pleurs à d»T
nà Louise! Jvgez par là cie la jai« qu'elle a sentie quand elle a su votre l'etour. Je Tiens TOUS la témoigner do sa part, et tous assurer qu'elle est dans la résolution de contribuer à vous faire un sort agréable. Ce n'est pas , poursuivit Rodriguez , qu'elle soit encore dans le goût de tous épouser. Grâce au ciel, elle a ouTert les yeux sur l'extravagance de ce mariage , et sur le ridicule qu'il lai donnerait dans le monde. En un mot, eUe n'y pense plus ^ mais elleTeut, par amitié, vous mettre en état, de faire fortune, en vous plaçant chez le duc d'Uzède, son parent, et favori du roi. Elle se flatte d'avoir assez de crédit pour vous faire recevoir parmi les secrétaires de ce ministre. Vous concevez bien l'importance de ce poste , et je ne doute pas que vous ne soyez bien aise de le remplir , a moins que vous n'ayez de»sein de vous consacrer au service de l'église. Non, non , lui répondis*] e , ce n'est jias là inon intention. Je me sens assez de
Teptu ponr être ^cretair^ , mais je n'en
ai point assez poar devenir un bon pr/^tre.
Cela ëtanti reprit Rodriguez , quittez
promptement Thabit que tous portez ,.et
prenez-en un de cavalier. C'est ce que je
-vous promets de faire sans balancer , loi
répartis-je; aussi bien je commence ..à me
dégoûter du préceptorat , qui me paratt
un métier 4]u'un bonnéte homme ne doit
faire que par nécessité. Je mu fis donc
babiller en cavalier , et j'entrai bientôt
dans uû bureau du ministère ; dona Louise
n'ayant eu besoin , pour m'y placer , que
de dire un mot à sa nièce dona Marie de
Padilla , ducbesse d'Uzède.
Dès que je me vis installé dans mon poste, je témoignai à la dame Rodriguez que je serais bien aise d'aller voir sa mattresse pour la remercier ^ mais cette suivante me dit : Dona Louise vous en dis> pense. Après ce qui s'est passé entre vous , elle juge à propos de s'interdire votre vue, de peur de vous exposer encore à quelque
go l^B BACHELUER.
désagréable traiteraeiit, l^e Teut tous proléger sans tous reroir » ce qae ces paréos ne sauratent tronyep mauvais ^ tenezlui compte de sa prudence. Je n'ai rien à repondre â cela, lui dis-je, ma chère Rodriguez , et puiscfu'il faut que je renonce au plaisir de rendre de Tiire voix à dona Louise les grices que je lui dois , aseurez-la du moins de ma part que je suis pénétré de ses bontés. Dans le fond, je n'étais point fâché que ma protectrice ne Toulût pas me voir } car , si je me fusse mis sur le pied d'aller chez elle et de lui faire ma cour , j'eusse fort bien pu avoir afikire à de nouveam spadassins, qui m'auraient peut -être encore plus maltraité que les premiers.
Comme j'avaôs une assez belle main , ayant appris à écrire à Salamanque , on m'occupa dans mon bureau a mettre au net toutes sortes d'expéditions. Je fis connaissance avec les commis , et même j'eus ]e bonbear de m'attirer l'amitié de don Juan de Saizédo , premier secrétaire du
PJkRT. 1. CHAP. XI. 9 c
due d^Usdde. Ce don Jinm ne manquait pas d'esprit j maïs il avait le défaut d'aï-» mer trop le latin , et de citer à tout propos des passages d'Horace, d'Oyide oh de P^ trône. Tontes les fois qu'il me voyait^ il me parlait en latin , et je lai répondais dans la même langue pour m'accommoder à son feible. Je le charmai par4â ; ce qui proure bien que pour plaire aux hommes , il n'y a qu'à se prêter à leurs inclinations. Don Chérubin , me dbt-il un jour , je tous aime , et quand je troQTerai l'eceasion de TOUS en donner des marques je la saisirai libénti animo. Le hasard Toulut qu'elle s'oflVît bientôt; mai» il faut dire avant ce qui la fit nattre.
Un soir qu'il j aTait bal chez la duchesse d^Uzéde, à son hôtel de la {prande place , où se font les courses et les combat» de taureaux , il me prit enTÎe d'y aller. Jo vis un grand nombre de seifçncurs et les plu» belles dames de la cour. On eAt dit qu'on avait choisi les. personnes les plus ai-
mables de la monarchie pour en former une si cbarmante assemblée.
Avantque le bal commençât, les femmes se disputèrent les regards des .hommes.
Mais sitôt qu^on vit danser dona Isabella de Sandoval, fiUe unique du duc d'Uzèdé, il n'y eut plus d'oeillades que pour elle^ chacun admira ses grâces, son air noble et majestueux , la douceur de ses plies , la liaison de sa tête avec son corps et ses bras , et la finesse de son oreille. Aussi, d'abord qu'elle eutacbeyë de danser, toute la salle retentit du bruit des applaudisseraens qu'elle reçut. Elle est inimitaUe ! s'écriait un marquis j que ne paraU-il sur xtos théâtres une pareille danseuse ! J'en voudrais prendre soin à quelque prix que ce fût. Je la prierais de me ruiner , disait un comte. Je lui demanderais la préférence , disait un duc. En un mot, tous les seigneurs furent enchantes de cette nouvelle Terpsichore, et je n'en fus pas moins frappé qu'eux.
On juge bien qu'une si riche et si noble
héritière ne inanffaait pas d'adorateurs. Parmi ceux qui aspiraient à l'honneur de Fépouser , aucun n'était plus en droit de se flatter de cette espérance que don Juan Telles Giron , comte d'U renna , fils unique du duc d''08sone, et le plus digne de pos» séder Isabelle. Ce jeune seigneur exerçait à la cour la charge de gentilhomme de la chambre du roi, pour son père, qui était alors à Naples, dont il avait le gouYemement.
Tandis que les amans de la €iïLe du duc d'Uzéde s'efTorçaient parleurs soins de se . supplanter les uns les autres, ce ministre envoya chercher le comte , et lui dit : Don Juan, vous savez l'étroite amitié qui nous lie le duc votre père et moi, et l'intérêt que je prends aux affaires de votre maison ; j^ai jugé à propos de vous entretenir en particulier, pour vous représenter que vous devez profiter du temps pendant que la fortune vous rit. Le duc d'Ossone a plus d'envieux et d'ennemis que jamais. Us tra-
94 l'C BACHELIER,
yaillent sans relâche à le perdre, ils peuvent en venir à boat. D faut, tandis que 8on crédit dure, songer à vous i^ablir. Vous êtes en Age de vous aaarier , et de posséder même de grands emploi». Il y a un an ^ poursnivit-il , que V^tre père m'écrivit pour me jnier de tous cbercfaer une femme. Je lui répondis qu'elle était toute trou- Tée ; mais comme il a cessé de m'en parler depuis ce temps- U^ j^gnore s'il est toujours dans le même sentiment. Ne manquez pas , ajoota-t-il , de lui mander ce que je viens de vous dire,- et de Tassurer que, s^il veut une bru de ma main , je lui en destine une qui est assez riche , assez belle et assez noble pour m^ter d^avoir un beaupère tel que lui«
. A ce discours , le comte d'Urenna, ju-* géant bien qu?Isabelle était la bru dont il s^agissait , fit paraître sur son visage une joie que le duc d'Uaéde ne remarqua pas sans plaiiir. Ce miniitre tootefms ne fit pas semblant de s'en apercevoir, et dit à don
Juan : Envoyez donc en diligence un exprés à Naples , et la réponse que vous fera le Tice-roi décidera ,de irolre mariage. Le comte , pour OMrquer Timpatience qu^il avait d'élre son gendre, prit au3nt6t congé de son exceliemce en lui disant qu^il allait écrire à son père ^ et sur-ie-diamp il se rendit chez don Juan de Salzédo, qu**!! aimait comme un ancien serviteur de sa maison , et sans le cMins^ duquel il ne faisait rien, H lui fit part de la conversation qn^l venait d^avoir avec le ministre, et lui dit ensuite : Je se sais qui je 'dois envoyer a Naples ^ j'auvais besoin d'un homme d'esprit et de confiance , qui pût informer mon père de mille choses secrètes que je n'oserais lui écrire. .
Alors Salzédoy songeant a mot, «t croyant me procurer une bonne aubaine, me proposa comme une personne fort propre à s'acquitter de cette commission , et dont il répondait. Lâ^dessus le comte , s'étant déterininé à se servir de moi, voulut m'en-
tretenir. J^eus avec lui une conférence par' ticulière , dans laquelle il me dit toutes les choses qu^il desirait que son père apprit. Enfin, apràs avoir reçu deoe jeune seigneur de très-amples instructions, et deux |ia« quets, Tun pour le duc, et l'autre pour laduchesse d^Ossone -, ayec une bourse de deux cenU pistoles , je me disposai à partir pour ritalie. Mais ava^t mon départ j'allai prendre congé du secjsétaire iSalsédo, qui me dit en m'embrasaant avec affection : Allez., mon cher don Chérubin-, j« suis ravi que vous fassiez ce Toyaf^e, U tous en reviendl'a de bonnes , pistoles , et lavina vitfebis luiora. Je partis donc de Madrid 5 et suivant de prés un courrier que la cour envoyait par terre à Naples , j'y arrivai presqu'en même temps que luit
PART. I. CHAP, XII, g«i